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Le ministre des Collèges et Universités de l'Ontario, Nolan Quinn, a rejeté mardi la possibilité de publier le rapport qu'il a lui-même commandé à la firme KPMG sur de possibles cas de fraude chez les collèges professionnels privés.
Lors d'une mêlée de presse, le ministre a dit vouloir préserver la confidentialité de l'audit.
Nous agirons en fonction des résultats de cet audit. [...] Vous constaterez que certains établissements pourraient ne pas obtenir le renouvellement de leur agrément leur permettant de dispenser une formation professionnelle en Ontario.
Le ministre Quinn a également rejeté l'idée de commander une enquête à la vérificatrice générale, question de ne pas distraire de l'audit de KPMG, toujours en cours.
Si [la vérificatrice générale] juge bon de mener un audit, nous la soutiendrons sans réserve tout au long de ce processus, a-t-il précisé.
Des allégations de fraude frappent le secteur postsecondaire privé en Ontario depuis plusieurs mois. En réponse, le ministère des Collèges et Universités de l'Ontario a suspendu l’accès au Régime d'aide financière aux étudiants de l'Ontario (RAFEO) pour les collèges privés de la province jusqu'en janvier.
Cette décision a pris au dépourvu plusieurs étudiants qui se sont retrouvés du jour au lendemain sans aide financière.
L'Ontario a fait appel à la firme KPMG pour une enquête approfondie du dossier, et a transmis le dossier à la Police provinciale de l’Ontario (PPO), qui n'a pas encore décidé si elle déclenche une enquête.
Les partis d'opposition outrés
La cheffe de l'opposition néo-démocrate, Marit Stiles, a vivement critiqué le ministre pour avoir déjà choisi de ne pas publier le rapport de KPMG avant même qu'il ne soit terminé.
Les Ontariens ont payé pour ce rapport de KPMG, dit-elle. Qu'est-ce qui inquiète tant le gouvernement à l'idée que nous puissions le découvrir?

Lee Fairclough réclame des comptes au gouvernement Ford. (Photo d'archives)
Photo : La Presse canadienne / Laura Proctor
Les libéraux rejettent quant à eux la notion qu'une enquête de la vérificatrice générale pourrait causer une distraction.
La vérificatrice générale est justement là pour ça : pour examiner les dépenses et les programmes publics et déterminer comment éviter que cela ne se reproduise, soutient Lee Fairclough, députée libérale d'Etobicoke—Lakeshore et candidate à la chefferie du PLO.
Le chef du Parti vert, Mike Schreiner, n'exclut pas pour sa part de s'associer aux autres partis d'opposition pour réclamer une enquête de la part de la vérificatrice générale.


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