NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Daniel Senecal était de retour au tribunal de St. Catharines en Ontario aujourd’hui pour une audience particulière. En juin dernier, l’homme de 26 ans avait plaidé coupable à six accusations, notamment d’agression sexuelle grave, à la suite d’une attaque sur une fillette de 3 ans survenue l’été dernier à Welland. L’audience devait permettre à la Couronne d’établir des faits que la défense refuse d’endosser.
ATTENTION : cet article pourrait choquer la sensibilité de certains lecteurs.
Daniel Senecal a plaidé coupable de six infractions, dont agression sexuelle grave sur une personne de moins de 16 ans, agression par strangulation et attouchements sexuels. Il a également reconnu des accusations d’introduction par effraction chez la mère de la victime, de possession de pornographie juvénile et de violation d’une ordonnance de probation.
Déclaration commune sur les faits
L’agression de la fillette a eu lieu dans la nuit du 30 au 31 août 2025. Le lendemain matin, sa famille avait relevé de graves blessures sur le corps de l’enfant qui ait dû être hospitalisée afin de recevoir des soins dont la nature n’a pas été précisée.
Arrêté dans la matinée du 31 août, Daniel Senecal est toujours en détention préventive. Lors de l’audience, il était vêtu d’une salopette de prisonnier dans le box des accusés.
Une ordonnance de non-publication interdit tout élément permettant d’identifier la victime, ce qui inclut la mention de son voisinage.
Le plaidoyer de culpabilité a permis d’apprendre que Daniel Senecal connaissait sa victime.

Daniel Senecal a été arrêté le matin du 31 août 2025 à son domicile. (Photo d’archives)
Photo : Avec l’autorisation de Koreen Perry
La déclaration conjointe des faits indique qu’il habitait depuis trois mois dans l’appartement au sous-sol d’une maison située à côté de l’immeuble où vivaient la fillette et sa mère.
Deux personnes vivaient avec lui : une amie d’enfance qui habitait à l’étage et son grand-père qui vivait au rez-de-chaussée. L’amie en question gardait souvent la petite victime avant l’agression.
Daniel Senecal a fait la connaissance de la mère de la victime lorsqu’elle était enceinte. Après la naissance de la fillette, il avait été aperçu en train de jouer avec elle.
Dans la soirée du 30 août 2025, Daniel Senecal avait consommé plusieurs verres de vin à son domicile avec son amie avant de la quitter pour aller dans un bar.
En retournant chez lui, il s’était arrêté au domicile de la victime, y avait forcé la porte, avant d’agresser l’enfant.
L’homme avait déjà été condamné à 18 mois de prison en 2024 pour avoir agressé sexuellement un adolescent de 12 ans, trois ans plus tôt, également au domicile de la victime.
Il avait été libéré en mars 2025, six mois plus tôt que prévu. Il était en probation à sa seconde arrestation en août 2025.
Daniel Senecal avait également été accusé d’agression en 2020, mais les accusations avaient été abandonnées.
À sa dernière arrestation, des politiciens et des membres de la communauté avaient demandé au gouvernement fédéral de réformer le système de justice par rapport aux libérations sous caution des individus accusés d’un crime grave.
Depuis, des réformes législatives ont permis d’amender le Code criminel et la Loi sur le système de justice pénale pour les mineurs afin de resserrer les conditions de détention provisoire et les remises en liberté sous caution.
Requête Gardiner de la Couronne
La Couronne a déposé une requête spéciale — une requête Gardiner — pour déterminer la peine à infliger à Daniel Senecal. Les parties ne s’entendent pas sur certains faits aggravants que la Couronne doit prouver au-delà de tout doute raisonnable.
Le plaidoyer de culpabilité de l’accusé n’est donc pas suffisant, puisque le juge ne peut retenir que les faits admis ou prouvés avec certitude pour calculer la durée de la peine et la nature que le châtiment revêtira.
L’audience sur la détermination de la peine ne pourra débuter que lorsque le magistrat décidera si les faits que la Couronne reproche au délinquant peuvent être considérés comme des facteurs aggravants.
Ces événements aggravants ne figurent pas dans le plaidoyer de culpabilité. On comprend que la Couronne tente de démontrer que la fillette a été blessée d’une façon plus brutale que ne l’admet la défense.

C’est la police régionale du Niagara qui était responsable des deux enquêtes criminelles sur Daniel Senecal. (Photo d’archives)
Photo : Radio-Canada
La Couronne a appelé un premier témoin pour démontrer que l’agresseur a utilisé un tournevis et qu’il est revenu dans son appartement avec une chemise ensanglantée la nuit de l’attaque.
Le témoin est l’amie d’enfance de l’accusé qu’on ne peut nommer afin de ne pas identifier la victime. La femme de 30 ans explique qu’elle connaît Daniel Senecal depuis qu’elle a 11 ans.
Il est plus un frère pour moi qu’un ami, dit-elle en précisant qu’elle est de quatre ans son aînée.
Elle ajoute qu’ils ont pour passe-temps de ramasser des appareils ménagers dans la rue, de les démonter et d’en vendre les pièces de métal à un ferblantier.
Elle explique que son ami était frustré le soir du 30 août lorsqu’ils sont revenus vers 20 h de l’hôpital où le père de Daniel Senecal est alité.
Il y avait cinq bouteilles de vin lorsqu’il a commencé à boire en ma compagnie, il en a bu moins de deux coupes avant de sortir dans un bar, mais elles étaient vides lorsque je me suis réveillée le lendemain matin, raconte-t-elle.
Elle souligne qu’elle n’a pas attendu son retour et qu’elle est allée se coucher vers 1 h. Elle mentionne qu’elle l’a revu le lendemain vers 9 h, lorsqu’il sortait de la douche.
Il tremblait et il m’a dit qu’il avait fait quelque chose de grave en rentrant à l’appartement, mais sans me donner d’autres détails, déclare-t-elle.

Des manifestants s’étaient rassemblés devant le palais de justice de St. Catharines alors que Daniel Senecal assistait à l’une de ses audiences de remise en liberté sous caution à l’automne 2025. (Photo d’archives)
Photo : Radio-Canada
La femme mentionne qu’il lui a dit qu’il avait dans sa chambre un couteau tâché de sang et qu’il lui a demandé de l’aider à enlever une tache rouge sur sa chemise, parce qu’il n’en était pas capable.
Il est ensuite sorti acheter un café dans un restaurant-minute, déclare-t-elle, en avouant qu’elle avait fumé un joint dans la cour avec lui avant qu’il n’aille chercher un café.
Elle affirme que, lorsque Daniel Senecal est revenu, la police l’attendait. Il lui avait ensuite confié les clefs de sa voiture, mais avait préféré garder son cellulaire avec lui.
Des policiers lui ont passé les menottes et ils l’ont embarqué, poursuit-elle. Je ne suis pas descendue au sous-sol pour saisir le tournevis, parce que je ne voulais pas y laisser mes empreintes.
Elle explique que la police lui avait demandé de quitter les lieux, parce qu’ils avaient un mandat pour fouiller la maison.
Plaidoyer brièvement mis en doute
La défense a tenté de montrer que son client n’avait jamais eu cette conversation avec la femme en sortant de la douche et qu’elle avait eu les informations au sujet du tournevis et de la chemise à partir d’autres sources.
Dans son contre-interrogatoire, la femme reconnaît qu’elle a aussi vu le mandat de perquisition et la nature des objets saisis dans l’appartement au sous-sol, lorsqu’elle est revenue à la maison.
C’est mon grand-père qui m’en avait montré une copie et il y était question d’un tournevis et d’une chemise, conclut-elle.
La Couronne doit appeler son prochain témoin jeudi.

L’audience sur la détermination de la peine de Daniel Senecal a bien failli dérailler, lorsque la Couronne et la défense ont réalisé que le rapport présentenciel comportait de nombreuses contradictions. (Photos d’archives)
Photo : iStock / Zolnierek
L’audience de mercredi a été mise en péril dès le début, lorsque les parties ont constaté que les déclarations que l’accusé a faites au début juillet en vue de son audience contredisent, aujourd’hui, les aveux de son plaidoyer.
En juin, Daniel Senecal a admis devant le juge tout ce que lui reprochait la Couronne.
Moins d’un mois plus tard, il a expliqué à un agent de probation qu’il ne se souvenait plus de l’attaque et de l’agression, parce qu’il était complètement ivre et qu’il avait eu un trou noir en perdant connaissance.
Qu’à cela ne tienne, l’accusé, la défense et la Couronne ont demandé au juge de ne pas annuler le plaidoyer de culpabilité et de procéder comme prévu avec la requête Gardiner, pour éviter de nouveaux délais.
Dans sa décision, le juge David Andrew Thomas, de la Cour de justice de l’Ontario, a donné raison aux parties en expliquant que le plaidoyer était valide après avoir manifesté des hésitations quant à la suite des procédures.
Il s’est dit satisfait des réponses que l’accusé lui a données le matin de vive voix au sujet de la véracité des faits pour lesquels il a plaidé coupable il y a un mois.
Je suis convaincu que le plaidoyer est pleinement éclairé et sans équivoque et qu’il peut être maintenu dans l’état dans lequel il a été livré, a-t-il conclu.


2 hour_ago
33



























.jpg)






French (CA)