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Un chemin communal passait en partie sur les terres de Joseph Tenant, à Ambérieu-en-Bugey (Ain). Et en 1891, le conflit dégénère : le propriétaire poignarde un paysan sur sa charrette.
Frédéric Boudouresque Illustration : Sébastien Lacombre - Aujourd'hui à 20:19 - Temps de lecture :
La commune d’Ambérieu-en-Bugey décide, en 1885, de créer un chemin à flanc de montagne, entre bois et prés, et achète alors plusieurs parcelles. Mais, à la mort de son père, Joseph Tenand s’estime lésé par ce chemin qui traverse ses terres à deux reprises. « Mon père était d’accord pour céder une parcelle de son pré, pas de son bois. Il a été trompé », fulmine le paysan.
La justice le condamne puis lui donne raison
Les formalités pour le classement du chemin par la commune n’étant pas encore été remplies, il barricade tout bonnement la partie qui traverse son bois. Il est traduit à trois reprises devant le juge de paix et il est condamné. Mais le paysan fait appel. En décembre 1889, le tribunal de Belley lui donne raison en estimant que la procédure établie pour tracer le chemin n’a pas été régulière. La commune d’Ambérieu est condamnée à lui verser 250 francs pour le préjudice causé.
Poignardé dans le cœur
Mais le chemin existe...
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