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Politique 18/06/2026 22:19 Actualisé le 18/06/2026 22:21
Le chef de l’État s’est notamment exprimé sur la polémique des « cris » et a estimé que ses deux quinquennats avaient participé à libérer « la parole ».

LUDOVIC MARIN / AFP
Emmanuel Macron était l’invité de l’émission « L’Evènement », jeudi 18 juin, sur France 2.
Interrogé sur la mort de Lyhanna, Emmanuel Macron s’est exprimé, ce jeudi 18 juin, sur France 2, sur les critiques émises à son encontre par les associations et une partie du monde culturel depuis le début de l’affaire. Les réactions s’étaient notamment cristallisées autour d’une phrase tenue par le chef de l’État au sujet des rassemblements devant les tribunaux à travers la France.
« On ne répond pas à un crime par des cris », avait prononcé Emmanuel Macron. Le comédien Alex Lutz avait dénoncé cette prise de parole dans un long texte partagé sur Instagram, rappelant « les mots ont un sens monsieur le Président ».
« Je parlais des forces politiques », a répondu, ce jeudi 18 juin, Emmanuel Macron, lors de l’émission « L’Événement », qualifiant la polémique d’« idiote ». Le chef de l’État a ensuite défendu que la réponse à une telle affaire devait se faire « avec le calme et la méthode ».
« On ne doit jamais s’habituer, on doit toujours s’indigner, mais cette indignation ne doit pas signifier l’impuissance, la vindicte », a estimé Emmanuel Macron. « Si on veut que cette indignation soit féconde, il faut qu’elle se traduise par des gestes utiles », a-t-il encore souligné.
« C’est une cause que je porte depuis des années »
Emmanuel Macron a également défendu son bilan sur les violences sexuelles. « C’est une cause que je porte depuis des années, sur laquelle on a fait beaucoup de choses », a appuyé Emmanuel Macron, mettant en avant « une profonde transformation qui est en cours ». « On a libéré la parole (...) Il y avait un continent caché », a ajouté le chef de l’État.
« Il y a des choses qui n’ont pas été bien faites », a toutefois reconnu Emmanuel Macron sur l’affaire Lyhanna, ajoutant qu’« il faut continuer de rendre nos procédures plus efficaces ». « Nous devons tous être vigilants (...), il faut avoir de l’humanité pour les familles qui vivent de tels drames », a-t-il poursuivi.
Enfin, sur le travail du monde judiciaire sur les violences sexuelles, « il ne faut pas jeter ni nos policiers, ni nos gendarmes, ni nos magistrats comme ça a été fait dans le débat public », a estimé Emmanuel Macron, alors que Gérald Darmanin avait ciblé les « défaillances » de l’institution judiciaire.


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