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Le 6 janvier 2026, Madame Mballa Tsama Marie Louise épouse Demontreuil est assassinée à son domicile du lieu-dit « Entrée Complexe BEAC » à Yaoundé. L’auteur du crime a été interpellé. Le Délégué Général à la Sûreté Nationale, Martin Mbarga Nguélé, a personnellement félicité le Commissaire Principal Ndongo Epok Charles Gaston et son équipe. Et tout ce qu’on avait dit sur le sénateur Sylvestre Ngouchinghe s’est révélé sans fondement.
Une enquête menée dans les règles, une lettre qui dit tout
La correspondance officielle signée par Martin Mbarga Nguélé salue le professionnalisme des enquêteurs, la qualité des investigations et leur conscience professionnelle. Ce type de reconnaissance hiérarchique directe est rare. Elle intervient dans un dossier sensible, celui d’un meurtre commis en plein Yaoundé, qui avait rapidement débordé du cadre judiciaire pour envahir les réseaux sociaux.
Dès les premières heures, des publications ciblaient nommément le sénateur Sylvestre Ngouchinghe, homme d’affaires camerounais connu, l’accusant d’être impliqué dans ce crime. Sosthène Fouda figurait parmi ceux qui avaient le plus activement relayé et amplifié ces accusations via plusieurs publications en ligne, sans qu’aucun élément officiel ne vienne les étayer à aucun moment.
L’auteur du crime a été identifié et interpellé par les services de police. Pas le sénateur.
Ce que cette affaire révèle sur l’espace public camerounais
La question se pose franchement : que risquent ceux qui accusent publiquement un individu d’assassinat sans preuve ?
Dans un État de droit, diffuser des accusations graves non établies contre une personne nommée engage la responsabilité de leur auteur. La loi camerounaise sur la cybercriminalité prévoit des dispositions relatives à la diffusion de fausses informations et à la diffamation en ligne. On ne sait pas si des poursuites seront engagées contre Sosthène Fouda ou d’autres auteurs de ces publications. Rien ne confirme à ce stade qu’une plainte ait été déposée. Mais le cadre légal existe.
Ce qui est certain, c’est que le sénateur Ngouchinghe a subi plusieurs semaines d’accusations publiques, sans jugement, sans inculpation, sans le moindre élément factuel. C’est un dommage réel, difficile à réparer par un simple démenti.
Le signal envoyé par les félicitations officielles de la DGSN est clair : l’enquête a fonctionné, les institutions ont fait leur travail. Ce sont elles qui ont le dernier mot, pas les influenceurs ni les campagnes d’opinion montées à la hâte sur Facebook.
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Alain-Claude Ndom
Journaliste pour 237online.com, spécialisé dans les questions de société et la vie quotidienne des Camerounais.


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