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DÉCRYPTAGE - Les violences commises par les animateurs s’accumulent, bien au-delà de Paris. Faute de politique publique, les maires se retrouvent seuls à lancer des mesures, insuffisantes et mal coordonnées.
Passer la publicitéLes jours passent et les scandales s’amassent. Depuis décembre dernier, à Paris, les suspensions pour violences morales, physiques ou sexuelles dans les écoles, notamment maternelles, ont mis le doigt sur une politique de recrutement défaillante qui gangrène le secteur périscolaire. Selon un bilan énoncé par le maire, Emmanuel Grégoire, le 15 avril dernier, 78 animateurs ont été suspendus depuis début 2026, dont 31 pour suspicions de violences sexuelles. Mais la capitale n’est pas la seule concernée par ce fléau d’animateurs agresseurs. Ailleurs, les affaires remontent à la surface : à Tours (Touraine), Charleville-Mézières (Ardennes), Rezé (Loire-Atlantique), Colmar (Haut-Rhin), Argentan (Orne), Évry (Essonne)… Ou encore dans les Hauts-de-Seine, où 8 animateurs ont été suspendus en un mois.
Alors que les scandales font tache d’huile, les réactions des maires, en charge du périscolaire dans les écoles, se font rares. Projeté sur le devant de la scène en raison du nombre d’affaires qui…


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