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Par Adrien Bez
Publié le 22/09/2026 à 09h42, mis à jour le 22/09/2026 à 09h48

Le banquier d’affaires ne participera pas au départage du camp social-démocrate, qu’il qualifie de «désignation militante». Il ne renonce toutefois pas au «combat politique» et continuera de militer pour l’union des gauches.
Passer la publicité Passer la publicitéLa primaire du camp social-démocrate, ce sera sans lui. Le banquier d’affaires Matthieu Pigasse ne fait pas partie des cinq candidats sur la ligne départ. Au micro de France Inter ce mardi matin, il assure avoir pourtant eu la volonté d’y participer. Qui l’en a empêché ? «Je n’en sais rien», dit-il, expliquant s’être heurté au silence des dirigeants socialistes. «À partir du moment où j’ai dit que j’étais prêt à y aller, il (Olivier Faure, le premier secrétaire du PS) a un peu disparu…», confie le président du groupe de médias Combat (Les Inrockuptibles, Radio Nova, etc).
Boudé par les organisateurs, Matthieu Pigasse affirme qu’il n’ira même pas voter à cette primaire qu’il juge «trop étroite». «J’ai milité pour qu’elle soit la plus large et la plus ouverte possible, avec l’objectif de la convergence des forces de gauche. Ça n’a pas été le cas», regrette-t-il. Il dit préférer le terme de «désignation militante» à celui de «primaire de l’espace social-démocrate». «Elle n’est ni véritablement sociale, compte tenu du prix qu’il faut payer pour voter - 15 euros. Et elle n’est pas non plus véritablement démocratique», clame-t-il.
Les candidats, selon lui, ont été choisis, «ce qui s’appelle de la cooptation». Et ces candidats ont eux-mêmes «choisi d’une certaine façon leurs électeurs», «ce qui s’appelle un plébiscite». «C’est la démocratie à l’envers», jure le banquier d’affaires. Le scrutin aura lieu en deux tours, qui auront lieu les 9 et 10 octobre pour le premier, et les 16 et 17 octobre pour le second.
«Je veux être utile»
Pour autant, Matthieu Pigasse ne se «résigne pas», et n’exclut pas de se présenter en dehors du cadre de cette primaire PS-Place Publique. «Non, je n’ai pas tourné la page, je ne renonce pas à la bataille politique. […] Je ne ferme aucune porte, je veux être utile. […] Je considère que la situation est grave, il y a une urgence», affirme-t-il. Il assure toutefois qu’il est «trop tôt pour se prononcer» : «On est à 8 mois de l’élection présidentielle, il peut se passer plein de choses. Personne ne connaît la photo finish aujourd’hui des candidats et de l’élection.»
L’homme d’affaires a ensuite détaillé ses trois combats : mettre en œuvre la «bataille culturelle» contre l’extrême droite, faciliter l’union de la gauche car «les gauches irréconciliables ça n’existe pas», et enfin mener une «politique de rupture». En rupture, notamment, avec le budget présenté par le gouvernement et ses 54 milliards d’économies cibles. «54 milliards d’austérité», pour Matthieu Pigasse, qui tance un «budget totalement injuste socialement» en ce qu’il «fait porter l’effort sur les retraités, les malades, les bénéficiaires d’allocations au logement, les immigrés».
Pire : ce budget est «la continuation de la politique de l’offre et un marchepied au Rassemblement national». Le potentiel futur candidat fera donc «tout pour s’y opposer».


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