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Le groupe suédois est encore plus puissant que pendant ses dix ans au sommet entre 1974 et 1984. Ce documentaire exceptionnel retrace son ascension.
Passer la publicité Passer la publicitéÀ l’occasion des 50 ans de Dancing Queen, Arte diffuse Abba Silver, Abba Gold, l’un des meilleurs documentaires consacré au groupe pop suédois Abba . Derrière cet acronyme se cachent la blonde Agnetha Fälstkog, la rousse Anni-Frid Lyngstad, Benny Andersson au piano, Björn Ulvaeus à la guitare. Les garçons écrivent et composent. Les filles chantent. Réalisé par Chris Hunt, ce 53 minutes est truffé d’archives et de témoignages récents. Les principaux intéressés se prêtent au jeu tout comme leurs producteurs, stylistes et ingénieurs sons. Plus de 40 ans après leur séparation, Abba est encore plus puissant que pendant ses dix ans au sommet entre 1974 et 1984.
Sur Spotify, leurs 30 tubes dépassent tous le milliard de streams. À Londres, le show révolutionnaire Abba Voyage vaut à lui seul le déplacement. Dans une vraie ambiance de concert, leurs avatars numériques se produisent sur scène. «Ce show a attiré 4 millions de touristes depuis 2022 soit 2,5 milliards à la ville de Londres», se réjouit le maire Sadlq Khan. Impressionnée, Cindy Lauper (Girls want to have fun) travaille à un concept similaire avec Björn Ulvaeus, à qui elle a vendu son catalogue de chansons. Dans les séries, leurs tubes sont omniprésents. Fin 2025, Fernando habille la B.O de Strangers Things (Netflix) et Dancing Queen est joué dans Scarpetta (Prime Amazon). À chacun de ces projets, Abba séduit une nouvelle génération.
Quinze tubes consécutifs
Ce film débute à Brighton, le 6 avril 1974. Décidés à sortir de leur royaume du grand Nord, nos Vikings remportent l’Eurovision avec Waterloo. Pour retenir l’attention, ils chantent en anglais, ils s’habillent de façon excentrique et leurs paroles mettent en avant Napoléon et la bataille que tout le monde connaît. Quinze tubes consécutifs suivent. L’Abbamania est planétaire sauf dans leur pays si luthérien où leur succès agace. Très vite, le réalisateur va à l’essentiel et il analyse le son d’Abba. Benny et Björn ont grandi au son de la musique anglo-saxonne, la variété allemande, les balades italiennes et la chanson française. Ils combinent ces influences pour arriver à un son nouveau. En studio, leur ingénieur son double les guitares et les voix pour les amplifier et rendre le son plus fin.
Abba donne très peu de concerts. Ils préfèrent produire de beaux clips signés Lasse Hallström, future star d’Hollywood. Après la dissolution d’Abba, Agnatha et Frida font une petite carrière solo et se retirent de la vie publique. Benny reprend son accordéon pour jouer de la musique folklorique. En parallèle, lui et Björn multiplient les comédies musicales à succès. D’abord Chess (One night in Bangkok) puis Kristina de Duverala adaptation façon opéra de La Saga des migrants de Wilhem Moberg qui raconte l’exode d’un million de Suédois au XIXe siècle.
Avec Mamma Mia! où l’histoire avance grâce aux chansons d’Abba, ils renouent de façon fracassante avec la gloire. Vu dans 40 pays par 65 millions de spectateurs, ce musical a généré trois milliards de dollars puis un autre grâce aux deux films au cinéma avec Meryl Streep. En juin dernier à Stockholm, Björn 81 ans et Benny 79 ans étaient évidemment conviés aux 50 ans de mariage du roi Carl Gustav XVI et de la reine Silvia. Comme en 1976, le couple royal a dansé sur l’air de Dancing Queen. Comme Abba le chante si bien, the winner takes it all.


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