A 10h30, une heure et demie avant l’arrivée prévue du car de la Nati, la Turbinenplatz se remplit déjà de maillots rouges à croix blanche. Sous une chaleur de plomb, on sue dans son tricot pour faire durer encore quelques heures cette Coupe du monde historique pour la Suisse. Un songe d’été qui a finalement buté sur l’Argentine, dimanche aux aurores, quelque part entre 5h et 6h du matin, devant une nation groggy mais fière du meilleur parcours de son équipe depuis 72 ans. Ce rendez-vous zurichois marque la fin d’une épopée suivie par tout un pays, comme en témoigne la variété des flocages de maillots présents pour ce dernier adieu.
Il y a les supporters vétérans, Hakan Yakin ou Daniel Gygax inscrit entre les omoplates, témoins d’un temps où encourager la Nati lors d’un match à élimination directe relevait presque du miracle. Il y a ceux avec Sommer dans le dos, souvenir d’un homme qui libérait tout un pays lors d’un Suisse-France mythique, un soir de 2021. Mais ce matin à Zurich, c’est la nouvelle génération qui est à l’honneur. On se perd à compter les chandails aux noms des héros malheureux de Kansas City: Manzambi, Ndoye, Vargas ou Kobel. Mention spéciale à Granit Xhaka, taulier et presque doyen d’une équipe dont il est le plus capé.


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