Les murs graffités qui figurent sur la pochette du disque ont une saveur post-apocalyptique et le titre, City 8047, évoque des romans de science-fiction, façon Fahrenheit 451, à haute teneur dystopique. Pas de panique! C’est juste une vue d’un quartier zurichois, Albisrieden, code postal 8047, où Stéphane Blok réside à mi-temps. L’enfant du Léman, parolier de la Fête des Vignerons, pendule entre Lausanne et Zurich où sa fille est scolarisée, se balade dans un nouveau décor et goûte à «la magie du changement».
De ces ballades urbaines sous un ciel neuf, il ramène dix balades sombres et légères, douce expression de la politesse du désespoir face à un monde malade, broyé par le capitalisme, dégradé par les idéologies au front bas, désubstantialisé par l’IA… Le chanteur reconnaît la pénombre que diffusent ses textes et nuance avec justesse: «Ce sont des chansons ni satiriques ni militantes, mais impliquées. Elles me rappellent un peu les années 1970, quand dire «non au Vietnam» donnait de l’enthousiasme. Je suis un peu nostalgique de cette période où la pop music donnait de la force, affirmait de la solidarité.»


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