NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Le quartier Cavell-Vanderkindere change de visage. Entre nouveaux immeubles haut de gamme, arrivée d'une population plus aisée et multiplication des établissements Horeca, certains habitants estiment que l'équilibre du quartier est en train de se rompre. Réunis au sein d'un collectif, ils ont récemment interpellé la commune pour demander de mieux encadrer cette évolution.
Le déclencheur est le projet de reconversion d'un commerce en bar, rue du Pacifique. Mais, pour Pierre de Villers, porte-parole des riverains, le débat dépasse largement cette seule demande de permis.
"J'habite ici depuis 41 ans. J'ai vu le quartier évoluer. L'offre commerciale a toujours été vivante et c'est ce qui fait son charme. Mais aujourd'hui, on assiste à une concentration de plus en plus importante d'établissements Horeca", explique-t-il.
Espionnage et proposition étrange de Poutine, une piscine bruxelloise attire les convoitises : "J'ai senti que quelque chose était louche"Selon lui, cette évolution accompagne la gentrification du quartier. Les nouveaux projets immobiliers, notamment le projet Cavell Court sur le site de l'ancienne clinique Edith Cavell, ont attiré une clientèle plus fortunée, entraînant une hausse des prix et une densification de la population. "Le quartier se luxifie", résume-t-il. "Les loyers augmentent et il ne faut pas oublier qu'il reste aussi des habitants plus modestes. La commune doit rester celle de tout le monde."
La résidence Cavell Court, Rue Edith Cavell, a remplacé l'hôpital. ©Ambre DelheusyLe collectif affirme ne pas être opposé aux commerces ni aux cafés. Il dénonce en revanche leur concentration. "Dans un rayon d'environ 250 mètres, on compte déjà une dizaine d'établissements Horeca, dont plusieurs bars. À un moment, il faut diversifier l'offre." Les habitants auraient préféré voir le local de la rue du Pacifique accueillir une activité créative plutôt qu'un nouveau débit de boissons.
Nuisances autour des bars
Au-delà du commerce, ce sont surtout les conséquences sur le quotidien qui inquiètent les riverains. Bruit des terrasses, conversations jusque tard dans la soirée, personnes alcoolisées, déchets abandonnés dans les plantations ou encore difficultés à dormir fenêtres ouvertes : Pierre de Villers estime que la qualité de vie se dégrade progressivement. "Nous ne sommes pas contre l'animation. Un quartier vivant, c'est positif. Mais il faut trouver un équilibre. Aujourd'hui, il y a trop de concentration."
"Uccle est déjà très urbanisée mais aujourd'hui, les grandes opérations se font plus rares"Les habitants pointent également les problèmes de stationnement. Entre les nouveaux logements, les terrasses et l'arrivée d'une clientèle extérieure au quartier, trouver une place devient de plus en plus difficile. "J'ai moi-même dû louer un garage", indique le porte-parole du collectif.
Les riverains regrettent la disparition de places de stationnement pour favoriser les terrasses. ©Ambre DelheusyLes riverains demandent désormais à la commune de définir une stratégie pour préserver la diversité commerciale lorsque la réglementation lui permet d'intervenir. "On ne peut pas empêcher un commerce de s'installer, mais lorsqu'il existe une marge de décision, il faut éviter une monoculture de l'Horeca", estime Pierre de Villers.
Le collectif craint de voir le quartier suivre la trajectoire d'autres secteurs bruxellois réputés pour leur vie nocturne. "Nous voulons simplement conserver un quartier vivant, mais où les habitants peuvent encore profiter d'une bonne qualité de vie."
Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.


2 hour_ago
17


























.jpg)






French (CA)