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Pas besoin d’avoir fait espagnol LV1 pour assister au « Lux Tour », la tournée mondiale de la chanteuse catalane. Cette dernière a pensé à tout.
Par Albane Guichard et Valentin Etancelin
Envolées lyriques, exaltation désinhibée et chorégraphies contemporaines… Ce lundi 16 mars, Rosalía a donné le coup d’envoi de sa nouvelle tournée mondiale en grande pompe à Lyon, à la LDLC Arena. Une première date ovationnée dans la presse et chez ses fans, même par ceux qui ne parlent pas un mot d’espagnol.
Dans la langue de Molière, la chanteuse a mis tout de son côté pour les séduire. « Wesh le “six neuf”, la trique ?, a-t-elle notamment lancé tout sourire sur scène, coiffée d’une perruque digne de Marie-Antoinette, en référence au Rhône, département dans lequel elle se produisait, ici. Vous voulez encore bouger vos fesses ? »
D’après nos confrères du Parisien dans cet article, elle a multiplié les prises de parole, toujours en français. « Ce show est spécial pour moi. C’est le premier de ma tournée et aussi ma première fois à Lyon », a-t-elle soufflé. « Merci de m’avoir donné l’opportunité de chanter pour vous. Vous m’avez donné beaucoup d’amour », a-t-elle ajouté plus tard.
De plus, les paroles de toutes ses chansons ont, elles, été traduites simultanément au-dessus de la scène pendant les deux heures qu’a duré le concert. Une initiative rare dans ce genre de concerts, qu’on a plutôt l’habitude de voir au théâtre ou à l’opéra.
13 langues
Malin : son album Lux (« Lumière », en français) a été présenté par ses soins à sa sortie en novembre dernier comme une pièce musicale en quatre actes, quatre mouvements autour de l’imaginaire divin qu’elle a produit à « 97 % seule », en compagnie de certains des producteurs les plus convoités, dont celui de SZA, Dylan Wiggins.
Ce n’est pas tout à fait de la pop. Il y a du jazz, de la musique classique. C’est un « puzzle », pour reprendre ses mots. Rosalía y parle de sa foi. Et ce, à travers 18 morceaux inspirés des écrits de la philosophe française Simone Weil et d’hagiographies. Ils sont chantés non pas dans une, ni même deux ou trois langues, mais treize.
Au programme ? De l’espagnol, l’une des langues maternelles de la Catalane, mais également de l’anglais, du sicilien, ainsi que des paroles en arabe, en ukrainien et même en latin. Dans Berghain, les chœurs sont en allemand. Sur Novia Robot, on entend du mandarin, de l’hébreu. Et dans Memória, du portugais.
D’après le média en ligne Pop Base, il est prévu que la tournée propose à chaque fois à ses spectateurs des traductions des paroles à l’écran dans la langue du pays où elle se produit. Après Lyon, qui permet souvent aux superstars un tour de chauffe dans une grande salle, elle sera à Paris ces 18 et 20 mars, avant de s’envoler pour la Suisse, l’Italie et le reste de l’Europe.


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