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Le 1er août 1976, on clôturait les Jeux olympiques de Montréal devant près de 75 000 personnes réunies au Stade olympique. 50 ans plus tard, la silhouette inimitable de cet édifice demeure ancrée dans l’imaginaire et dans l’urbanisme de la ville.
Il est facile d’oublier toutefois l’héritage olympique de certaines installations tellement elles sont intégrées dans le quotidien de la population.
Je serais curieux de savoir combien de gens fréquentent Claude-Robillard et Étienne-Desmarteau et comprennent que ça a été construit pour les Jeux olympiques, indique Gérard Beaudet, professeur titulaire à l'école d'urbanisme et d'architecture de paysage de l'Université de Montréal. Je ne suis pas certain que cette filière-là est très connue.
Outre la construction du Parc olympique, qui inclut le Stade, la piscine et le vélodrome, trois autres nouvelles installations ont vu le jour sur le territoire montréalais.
Le bassin olympique a été construit au parc Jean-Drapeau et continue à ce jour d’accueillir des adeptes. Mais le complexe sportif Claude-Robillard et le centre d'activités Étienne-Desmarteau se retrouvent aujourd’hui en plein cœur de quartiers montréalais habités.

Le complexe sportif Claude-Robillard, où l’on retrouve une vingtaine d’associations sportives et des camps de jours estivaux, permet la pratique d’un grand nombre de disciplines. En plus de sa piscine de taille olympique, le complexe inclut un aréna, des terrains de tennis, des pistes d’athlétisme, des salles pour les arts martiaux, etc.
En 2019, avant la pandémie et l’amorce de rénovations qui doivent s’échelonner jusqu’en 2029, le complexe avait accueilli 2,7 millions de visiteurs, selon les données de la Ville.
C'est extrêmement populaire et utilisé encore à ce jour, affirme Taïka Baillargeon, directrice adjointe des politiques chez Héritage Montréal. C'est intéressant parce que le lieu a un haut degré d'authenticité. Il a été très peu transformé, maintenu en assez bonne condition, puis, quand on y est, on a un petit feeling des années 1970.
À l’origine, le complexe a été bâti pour accueillir les épreuves de handball et de water-polo. Nommée en l’honneur du premier directeur du service des parcs de la Ville, cette infrastructure est reconnue pour son intérêt patrimonial dans un énoncé publié par Montréal en 2016.
La direction de l’urbanisme la présente comme la plus importante installation multidisciplinaire de Montréal conçue pour la pratique d’activités physiques et sportives, le sport de haute performance et la tenue d’événements sportifs, tant en espaces intérieurs qu’en plein air.
Un des facteurs de succès de Claude-Robillard, c'est la polyvalence, confirme le professeur Gérard Beaudet.
On a des gymnases et des salles de plus petite dimension qui peuvent accueillir toutes sortes d'activités, comme de l'escrime ou encore du judo. On a bien pris soin de ne pas fermer le potentiel du complexe en étant trop près des exigences spécifiques aux Olympiques, et ça explique pourquoi c'est si bien utilisé [aujourd’hui].



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