C’était un procès haut en couleur avec énormément de millions en jeu, des relents de trahison et des parties remontées à bloc. Sept ans après ce premier rendez-vous judiciaire électrique, un énième rebondissement vient (presque) clore cette incroyable histoire opposant les frères Bailo de Spoelberch, héritiers d’une dynastie brassicole belge, à Fara Chorfi, leur ancienne avocate et personne de confiance, dépeinte alors comme une professionnelle diabolique ayant commis le crime quasi parfait.
L’audience d’appel, qui s’est tenue ce vendredi à Genève, a révélé l’existence d’une transaction financière, dont les détails demeurent confidentiels pour le commun des mortels. Cet accord global a mis tout le monde d’accord et réduit l’accusation à peau de chagrin. Le Ministère public, représenté par le procureur Frédéric Hensler (le troisième à s’aventurer dans ce dossier), constatant notamment que les parties plaignantes ont finalement concédé le caractère civil du litige après le paiement convenu, a restreint ses ambitions et requis une peine pécuniaire de 250 jours-amende avec sursis pour les trois faux dans les titres admis par la prévenue.


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