Le ton est monté au fil du printemps, les menaces se sont précisées avant l’été et le principe d’une grève acté dès le 13 octobre. Finalement, il n’en sera rien. À Genève, le conflit social majeur qui planait sur le secteur principal de la construction a pu être résolu avant qu’il n’éclate véritablement. Les associations patronales et syndicales ont annoncé mercredi avoir négocié «une solution profitable aux deux parties». «Ce qui n’est pas rien», souligne Yves Defferrard, secrétaire régional d’Unia. De l’autre côté de la table, Frédéric Gros, président de la Société suisse des entrepreneurs (SSE) Genève, se félicite: «Ce qu’on cherche, c’est toujours la paix. Les conflits n’apportent que du négatif pour tout le monde.»
Le pire a donc été évité: une paralysie du gros œuvre (les maçons, les grutiers, les ferrailleurs ou les poseurs de réseaux) et, sans doute, de la ville avec un pont du Mont-Blanc coloré par le rouge des travailleurs en colère, comme à l’automne dernier lorsque les débrayages s’étaient multipliés à travers le pays. Ce mouvement d’ampleur national avait débouché sur «une paix des braves». En décembre, la convention nationale de la branche, qui emploie quelque 80 000 ouvriers, a été renouvelée. Parmi les avancées: l’introduction d’une indemnité de chantier de 4 francs par jour qui atteindra 9 francs en 2028.


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