A l’occasion des 30 ans de Fleur de Pavé, association vaudoise de défense des droits des travailleuses et travailleurs du sexe (TDS), un colloque réunissant professionnels du domaine, chercheurs et personnes concernées s’est tenu jeudi à Lausanne. Au cœur de cette matinée d’échange, la table ronde consacrée au cadre légal du travail du sexe a permis d’interroger la singularité du modèle suisse à la lumière des réalités du terrain et des approches internationales.
Pour ouvrir la réflexion, Carine Maradan, collaboratrice scientifique chez ProCoRe (réseau national suisse de défense des droits et des intérêts des travailleuses et travailleurs du sexe), a dressé un panorama comparatif des modèles juridiques encadrant le travail du sexe à l’échelle mondiale. Entre les régimes prohibitionnistes, le modèle nordique pénalisant les clients (qu’applique également la France), la décriminalisation portée notamment par la Belgique et les systèmes réglementaristes, la Suisse se distingue par une légalité reconnue depuis 1942 pour toute femme en droit de travailler exerçant de manière indépendante, pour les hommes depuis 1992. Toutefois, cette reconnaissance nationale s’accompagne d’une grande disparité de réglementations cantonales et communales, caractérisées par des exigences administratives parfois très lourdes.


22 hour_ago
35

























.jpg)






French (CA)