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La comédienne est à l’affiche du film « Soudain » de Ryusuke Hamaguchi. Un long-métrage pour lequel elle a dû apprendre le japonais rapidement.
C’est le film les plus longs de la compétition du 79e festival de Cannes. Soudain, de Ryusuke Hamaguchi était projeté ce vendredi 15 mai au soir sur la Croisette. Le lendemain, le réalisateur et le casting étaient interrogés lors de la traditionnelle en conférence de presse. Virginie Efira est notamment revenue sur l’un des gros challenges qu’a représenté ce film de 3h15 pour elle : apprendre le japonais.
Virginie Efira n’est pas une nouvelle venue à Cannes, elle y était d’ailleurs déjà le 14 mai pour le tapis rouge du film également en compétition Histoires Parallèles. Le réalisateur non plus, il a en effet déjà été sélectionné deux fois avec Asako I et II et Drive My Car, Prix du scenario en 2021. Dans Soudain, la comédienne belge incarne Marie-Lou, directrice d’un EPAHD qui fait tout pour instaurer dans l’établissement qu’elle dirige la méthode « Humanitude » qui vise à mettre le bien-être du patient et les relations humaines au centre de leur accueil. Lorsqu’elle rencontre Mari (Tao Okamoto), une metteuse en scène japonaise qui se bat contre un cancer agressif, sa vision du monde change.

Daniele Venturelli / WireImage
Virginie Efira, Ryûsuke Hamaguchi et Tao Okamoto posent avant la conférence de presse de "Soudain"
Dans le film, plusieurs langues cohabitent et notamment le français et le japonais. Et l’un des impératifs imposés par le réalisateur était que les comédiens maîtrisent un minimum les deux langues pour pouvoir dire leur dialogue parfaitement. Pour Virginie Efira, arrivée de son propre aveu « assez tard dans le projet », cela a été un vrai challenge. « Ryusuke m’a demandé d’abord d’apprendre à lire. Je me suis dit “Mon Dieu waouh”. Mais comme c’est quelqu’un à qui on ne dit jamais non, par respect, admiration, et amour, j’ai dit “Oui, oui bien sûr” ». L’actrice a donc appris un alphabet. « Et quand j’ai connu un alphabet et tous les sons et tous les hiraganas, j’ai cru que je savais lire en japonais, et puis on m’a expliqué qu’en fait il y en avait plusieurs, d’alphabets. Donc je sais lire comme quelqu’un qui a 12 ans, c’est déjà quelque chose. »
Virginie Efira est également revenue sur l’exigence du réalisateur envers ses acteurs , celle de connaître leur texte parfaitement. Un défi renforcé lorsqu’on joue dans une langue étrangère qu’on maîtrise mal. « Après j’ai appris mon texte et japonais. On répétait très très tôt, c’était beaucoup de travail... En plus, une fois qu’on joue en japonais, comme ce sont des scènes assez longues, et Ryusuke quand ça ne va pas dans une scène on la reprend depuis le début. Donc il faut vraiment, vraiment connaître son texte. » Une affirmation confirmée par l’actrice japonaise Tao Okamoto, qui a elle expliqué avoir pourtant bénéficié d’un temps plus long de préparation avant le tournage.
Soudain a conquis nos confrères qui ont assisté à la projection à Cannes. Le film sortira dans les salles obscures le 12 août prochain.


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