NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Deux films documentaires réalisés par deux Suisses, tournés à Ault et près de Narbonne, font découvrir une création née en marge du monde de l'art : l'art brut, au cinéma d'Ault.
Sur le même thèmeBaie de SommeCinéma
Par Rédaction Gamaches Publié le 31 oct. 2026 à 20h46
Le cinéma Le Caméo d’Ault, a projeté gratuitement deux films, en présence de leurs réalisateurs, Christophe Barcella, cartographe de l’imaginaire et Caroline Dahyot de la Villa Verveine.
Leurs réalisateurs suisses, Bastien Genoux et Mario Del Curto, qui films des artistes depuis 2009, ont tourné à l’été 2025 chez chacun de leurs sujets.
L’art brut, une création libre de tout code
L’expression a été inventée par le peintre Jean Dubuffet en 1945. Il désignait ainsi les œuvres de créateurs autodidactes, étrangers au milieu artistique, qui avaient échappé au conditionnement culturel et au conformisme social.
Dubuffet a rassemblé leurs travaux dans une collection, aujourd’hui conservée à Lausanne, en Suisse. Parmi les noms les plus connus figurent les Suisses Adolf Wölfli et Aloïse Corbaz. Pas de règle esthétique.

L’art brut se reconnaît à sa liberté vis-à-vis des codes de l’art. Pour l’un des réalisateurs, c’est aussi une création obsessionnelle, sans réflexion préalable. « On sécrète des choses », résume-t-il, préférant parler de « choses » plutôt que d’œuvres d’art. Ce qui les touche chez leurs artistes, ce sont des créations ancrées dans les tripes, qui provoquent l’émerveillement.
Deux artistes, deux univers
Christophe Barcella, passé par la médecine et un peu d’architecture, dessine depuis l’enfance. Il trace sans cesse des cartographies imaginaires.
Caroline Dahyot, elle, vit et crée dans la Villa Verveine, à Ault, à la fois atelier et havre d’artiste. Pour tirer de chaque rencontre, deux films sur chacun, près d’une semaine de tournage pour 33 minutes de film.
Une immersion longue pour un format court. Bastien Genoux et Mario Del Curto, reconnaissent que le terme est aujourd’hui devenu plus générique. En 2026, être véritablement isolé est difficile, alors que dans les années 1940, les médias n’atteignaient pas ces créateurs.
Ils nuancent aussi l’idée d’une création sans spectateur. Beaucoup d’artistes de la collection originale voulaient montrer leur travail mais n’avaient pas de réseau de diffusion.
« Quand on fait une création, on attend quand même un spectateur quelque part », glisse l’un d’eux. Les films documentaires sur les deux artistes, doivent beaucoup à Alain et Patricia, collectionneurs d’art brut de longue date, qui cherchent à mettre en lumière des personnes en général cachées.

Alain a beaucoup écrit sur le sujet et a présenté Christophe et Caroline aux réalisateurs. L’un des artistes leur rend hommage, car, sans eux, il est difficile d’assumer sa différence, et leur regard bienveillant leur a donné une légitimité à exister.
Personnalisez votre actualité en ajoutant vos villes et médias en favori avec Mon Actu.


3 hour_ago
58



























.jpg)






French (CA)