Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

À 4 300 mètres sous l’Atlantique reposaient depuis 1969 deux moteurs de la fusée d’Apollo 11 : ce qui les a fait remonter à la surface n’était ni la NASA ni la marine américaine

8 hour_ago 53

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Comment perd-on deux moteurs de fusée aussi imposants qu’un autobus, capables de développer une poussée de plusieurs centaines de tonnes ? La réponse tient en un mot : la gravité. Une fois leur mission accomplie, ces mastodontes d’acier et d’aluminium n’avaient plus qu’une seule trajectoire possible, celle de la chute libre vers l’océan Atlantique. C’est exactement ce qui est arrivé aux moteurs F-1 de la fusée Saturn V qui a propulsé Apollo 11 vers la Lune en 1969. Après leur utilisation, personne au sein de la NASA n’avait jugé utile d’aller les récupérer par 4 300 mètres de fond. Pendant plus de quarante ans, ces vestiges de l’épopée lunaire sont restés là, oubliés de tous, jusqu’à ce qu’un homme d’affaires bien connu décide, sur ses propres deniers, de partir à leur recherche.

À retenir

  • Les moteurs F-1 de Saturn V, tombés dans l’Atlantique après leur utilisation en 1969, ont été localisés par 4 300 mètres de fond grâce à un sonar financé par Jeff Bezos en 2012.
  • L’expédition menée en mars 2013, entièrement financée par Bezos, a permis de remonter 11 300 kilogrammes de composants, identifiés grâce à un numéro de série gravé sur l’une des pièces.
  • Bien que financées par des fonds privés, les pièces restent propriété du gouvernement américain et ont été réparties entre le Smithsonian et le Museum of Flight de Seattle.

Un moteur de fusée, ça se perd comme un vulgaire boulon ?

Il faut d’abord comprendre le fonctionnement d’une fusée comme la Saturn V pour saisir pourquoi ces moteurs se sont retrouvés au fond de l’océan. Le lanceur était composé de plusieurs étages qui se détachaient successivement une fois leur carburant épuisé, un peu à la manière d’une fusée de feu d’artifice qui perd ses éléments au fur et à mesure de son ascension. Le premier étage, équipé de cinq moteurs F-1, n’a été allumé que pendant environ 150 secondes, le temps nécessaire pour arracher l’engin à l’attraction terrestre et l’envoyer vers son pas de tir vers l’espace. Une fois ce travail titanesque accompli, cet étage s’est détaché et a entamé sa chute vers l’Atlantique, comme tous les précédents.

Contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, la NASA n’a jamais eu l’intention de récupérer ces débris. Dans les années 1960, la priorité était de réussir la conquête lunaire, pas de faire du recyclage spatial. Ces moteurs, une fois tombés dans l’océan, étaient tout simplement considérés comme perdus. Ils ont donc dormi depuis le 16 juillet 1969 au fond des eaux, dans une obscurité totale, sous une pression écrasante, sans que personne ne se soucie vraiment de leur sort pendant plus de quatre décennies.

Bezos largue les millions pour une chasse au trésor sous-marine

C’est en 2012 que l’histoire prend un tournant inattendu. Jeff Bezos, le fondateur d’Amazon déjà connu pour ses ambitions spatiales via sa société Blue Origin, annonce avoir localisé les moteurs grâce à un sonar de mer profonde. Il déclarait alors être « excité de rapporter que, grâce à un sonar de dernière génération, l’équipe a trouvé les moteurs d’Apollo 11 reposant à 14 000 pieds sous la surface », soit environ 4 300 mètres de profondeur au large des côtes de la Floride. Une prouesse technologique en soi, tant l’immensité de l’océan Atlantique rend ce genre de recherche comparable à celle d’une aiguille dans une botte de foin, mais version abyssale.

Après cette découverte, il aura fallu près d’un an de préparation pour organiser une véritable expédition. En mars 2013, financée intégralement sur les fonds personnels de Bezos, celle-ci parvient enfin à remonter des composants appartenant à plusieurs moteurs F-1. L’homme d’affaires décrira lui-même la scène découverte sous l’eau comme « un jardin de sculptures incroyable, fait de moteurs F-1 tordus, racontant l’histoire d’une fin brutale et enflammée ». Une image saisissante qui donne une idée assez précise de l’état dans lequel se trouvaient ces vestiges après tant d’années passées sous l’eau.

Remonter des débris de 1969, un exploit technique digne de la NASA

Retrouver les moteurs était une chose, mais les identifier formellement en était une autre. Il faudra attendre juillet 2013 pour qu’une inscription presque invisible, dissimulée sous une épaisse couche de corrosion, permette de confirmer l’origine de l’une des pièces. Le chiffre « 2044 », gravé sur le métal, a suffi à établir sans le moindre doute que ce moteur provenait bien du lanceur Saturn V d’Apollo 11. Un détail minuscule qui a permis de trancher un mystère vieux de plusieurs décennies.

L’expédition a permis de récupérer au total 11 300 kilogrammes de composants, envoyés ensuite au Kansas Cosmosphere and Space Center pour y être traités. Le choc de l’amerrissage, survenu à des vitesses considérables, associé à plus de quarante ans d’immersion, avait littéralement déchiqueté ces structures pourtant massives. Le travail des conservateurs ne vise d’ailleurs pas à reconstituer les moteurs dans leur état d’origine : leur mission consiste avant tout à stopper la corrosion et à stabiliser les artefacts en vue de leur exposition, sans chercher à les réassembler.

Un point mérite d’être souligné : bien que l’opération ait été entièrement financée par des fonds privés, la propriété des pièces n’a jamais été remise en question. Les moteurs F-1 restent la propriété du gouvernement américain. La NASA a ainsi prévu de répartir ces reliques entre plusieurs institutions muséales, un jeu de pièces devant être offert au Smithsonian pour le National Air and Space Museum de Washington, tandis que les composants d’un second moteur ont été confiés au Museum of Flight de Seattle.

Ce que révèle cette histoire sur l’obsession spatiale des milliardaires

Cette expédition, aussi spectaculaire soit-elle, s’inscrit dans une tendance plus large que l’on observe depuis quelques années. Plusieurs grandes fortunes issues du monde de la tech se sont découvertes une passion dévorante pour la conquête spatiale, qu’il s’agisse de financer des vols habités, de développer des lanceurs réutilisables ou, comme ici, de partir à la recherche de reliques englouties. Derrière cette fascination se cache souvent un attachement sincère à l’histoire de l’exploration spatiale, celle qui a vu l’humanité poser le pied sur la Lune pour la première fois.

Au-delà de l’aspect purement patrimonial, cette opération illustre aussi une réalité plus pragmatique : quand les moyens financiers rejoignent une véritable passion, des projets jugés autrefois impossibles ou simplement inutiles peuvent enfin voir le jour. La NASA, absorbée par ses propres priorités budgétaires, n’aurait probablement jamais engagé de tels moyens pour repêcher de vieux moteurs rouillés. Il aura fallu la curiosité et le portefeuille d’un particulier pour redonner vie à ce chapitre oublié de la conquête lunaire.

Cette aventure sous-marine rappelle finalement que l’histoire spatiale ne se limite pas aux étoiles et aux astronautes en combinaison blanche. Elle se cache parfois aussi dans les profondeurs les plus sombres de nos océans, attendant patiemment que quelqu’un, aussi improbable soit-il, décide d’aller la déterrer. Et si d’autres trésors technologiques de cette envergure attendaient encore, quelque part, d’être redécouverts ?

Brice L.

Rédigé par Brice L.

Brice est un journaliste passionné de sciences. Il collabore avec Sciencepost depuis plus d'une décennie, partageant avec vous les nouvelles découvertes et les dossiers les plus intéressants.

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway