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Un élève de terminale à l’Académie des métiers spécialisés de l’école catholique anglophone Sainte-Anne, à Tecumseh, en Ontario, a fait de tels progrès en soudure TIG (Tungsten Inert Gas) qu’il a récemment obtenu un stage de trois semaines à la giga-usine de Tesla à Austin, au Texas.
Pendant son séjour, Dylan Kettlewell, 17 ans, a eu la chance de travailler sur les outils utilisés pour fabriquer le robotaxi Cybercab, un nouveau véhicule autonome de Tesla.

Le Cybercab est conçu pour être entièrement piloté par une intelligence artificielle.
Photo : Reuters / Handout
Cette voiture de deux portes et deux places est conçue pour être entièrement pilotée par une intelligence artificielle. Selon Tesla, la nouvelle voiture constituera le cœur de sa flotte de robotaxis, dont la production en série a débuté en avril.
Il n’y a ni volant ni pédales, rien de tout ça. On est juste assis dans la voiture, explique Dylan Kettlewell.
C’est vraiment génial de voir cette chaîne de production se mettre en place et de savoir que j’y ai contribué, même modestement.
L’endroit est immense. Je crois qu’il fait 1,3 km de long et plus d’un demi-kilomètre de large, raconte l’élève.
Le séjour de Dylan Kettlewell chez Tesla a été organisé par Integrity Tool and Mold Inc., une entreprise internationale basée à Oldcastle, en Ontario, où le jeune effectue un stage en entreprise dans le cadre de sa formation.
Ils sont venus nous voir et ont commencé à nous solliciter, se renseignant sur les nouvelles technologies que nous développons ici, avec nos partenaires italiens, explique Pat Gray, gestionnaire sénior de comptes chez Integrity Tool & Mold Inc. C’est un grand honneur.
Il précise que la collaboration entre l’entreprise canadienne et Tesla a débuté il y a environ quatre ans.
La soudure de précision exige une main sûre et une grande polyvalence, des qualités que Dylan Kettlewell développe avec brio.
Les métiers manuels convoités
Dylan Kettlewell n’a aucun doute, il veut devenir soudeur professionnel. Il constate d’ailleurs que beaucoup de jeunes de son âge fondent eux aussi leurs espoirs sur les métiers manuels.

Selon Pat Gray, gestionnaire sénior de comptes chez Integrity Tool & Mold Inc, c’est Tesla qui a pris l’initiative de proposer à l’entreprise canadienne de participer à la production de ses véhicules autonomes sans conducteurs.
Photo : Radio-Canada / Dalson Chen
Deux de mes meilleurs amis sont électriciens. J’ai un ami plombier, explique-t-il. On s’échange nos connaissances. On dit souvent que, dans les métiers manuels, le savoir-faire se transmet sans cesse.
Interrogé sur les conseils qu’il donnerait aux adolescents qui envisagent un apprentissage, Dylan Kettlewell, le premier de sa famille à travailler dans un métier manuel, les encourage avec enthousiasme.
Je dirais : foncez ! Que les études vous plaisent ou non. Si vous avez envie d’un travail manuel, si vous voulez gagner de l’argent tout de suite, les métiers spécialisés sont la solution à 100 %.
Un élève brillant
M. Gray affirme que l’entreprise a été impressionnée par la capacité d’apprentissage de Dylan Kettlewell.

Dylan Kettlewell s’exerce au soudage TIG à l’Académie de formation professionnelle de Sainte-Anne de Tecumseh.
Photo : Radio-Canada / Dalson Chen
Il absorbe tout comme une éponge. Il pose énormément de questions, explique-t-il.
Nous recherchons toujours des jeunes qui ont soif d’apprendre, qui posent les bonnes questions et qui souhaitent s’impliquer.
De son côté, Cory McAiney, conseiller pédagogique pour le Programme d’apprentissage jeunesse de l’Ontario (PAJO) du conseil scolaire catholique anglophone, affirme que Dylan Kettlewell a fait preuve d’une aptitude remarquable, surtout si l’on considère qu’il n’apprend le métier que depuis moins de deux ans.
Un élève du secondaire qui pratique la soudure TIG, c’est du jamais vu. C’est extrêmement difficile, explique M. McAiney.
Nombreux sont ceux qui, dans ce métier, n’exercent pas cette technique pendant la majeure partie de leur carrière en raison de sa complexité. Et lui, il l’a apprise ici.
Une académie vouée aux métiers spécialisés
Le conseil scolaire catholique anglophone de Windsor-Essex a inauguré son académie des métiers spécialisés dans l’ancien lycée catholique Sainte-Anne de Tecumseh en octobre 2023.

Selon Cory McAiney, conseiller pédagogique pour le Programme d’apprentissage pour les jeunes de l’Ontario au conseil scolaire catholique anglophone de Windsor-Essex, la qualité de formation n’est plus à démontrer.
Photo : Radio-Canada / Dalson Chen
Destiné à aider les élèves qui souhaitent devenir artisans, le bâtiment comprend des salles de formation et des espaces consacrés à des domaines tels que la soudure, la menuiserie, la plomberie, la maçonnerie et l’électricité.
Un facteur déterminant, selon M. McAiney, est la qualité du programme offert à l’académie de formation : des installations ultramodernes et des instructeurs très dévoués.
C’est ce qui rend cet endroit si particulier. Les élèves qui arrivent le ressentent immédiatement. Ils sont concentrés et apprennent les uns des autres, soutient-il.
Les élèves qui ont peut-être terminé leurs études secondaires (9e et 10e année) sans avoir encore trouvé leur voie viennent souvent ici et adorent l’endroit. Parce qu’ils y trouvent un environnement propice à leur épanouissement.
Avec les informations de Dalson Chen, CBC News


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