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Selon l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec, 77 % des ventes en 2025 en Abitibi-Témiscamingue ont été conclues sans garanties légales.
Dans la province, la tendance est à la hausse alors que près d’une maison sur deux est vendue sans garanties légales.
Le courtier immobilier chez Royal LePage Limoges, Jean Limoge, à Rouyn-Noranda, se dit surpris par ces données.
« On dit un peu dans l’immobilier : "Tu prends la propriété, tu mets la clé dans la porte et si la porte tombe, il n’y a plus de garanties". Quand tu achètes sans garanties légales, peu importe ce qui arrive, tu n’as plus de recours contre le propriétaire. »
Des exceptions existent toutefois qui permettent à l’acheteur de poursuivre le vendeur. Par exemple, lorsqu’il y a un élément qui a été sciemment caché à l’acheteur.
Pour Jean Limoge la peur de se faire poursuivre incite les vendeurs à présenter une maison sans garanties légales.
Il donne l’exemple d’un chauffe-eau qui brise après l’achat. Il n’y a plus de discernement entre un entretien normal, ce qui devrait être fait par le nouveau propriétaire ou l’ancien propriétaire, et là, on se retrouve avec un paquet de poursuites qui deviennent irraisonnables. Et que la poursuite soit fondée ou non, le propriétaire doit se défendre, donc ça engendre des frais supplémentaires, observe Jean Limoge.
Le courtier immobilier déconseille d’acheter une maison sans garanties légales et recommande aux acheteurs de faire inspecter le bâtiment. Ça reste le choix des acheteurs, conclut-il.


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