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Emmanuel Macron a jugé intolérables les passages d’un manuel de révision du bac concernant les attentats du 7 octobre 2023 en Israël. Il accuse les auteurs de falsifier les faits. La maison d’édition Hachette a reconnu un contenu erroné et a rappelé tous les ouvrages.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Les manuels parascolaires de révision incriminés ont officiellement été retirés de la vente par Hachette mercredi 14 janvier 2026. Mais des exemplaires étaient encore disponibles le lendemain matin. Au chapitre 12, les mots qui choquent : "En octobre 2023, à la suite de la mort de plus de 1200 colons juifs lors d'une série d'attaques du Hamas", est-il écrit. Or, les victimes n'étaient pas des colons juifs.
Un texte inacceptable pour la LICRA. "Quand on présente des victimes israéliennes d'un attentat terroriste comme des colons juifs, il y a une double falsification. Déjà, des victimes sont présentées comme des agresseurs. Un colon, c'est un agresseur. Donc elles perdent leur qualité de victime. Ces victimes étaient également des militants pour la paix. On l'oublie", explique Galina Elbaz, première vice-présidente de la Licra.
Emmanuel Macron a très vite réagi. "Un manuel de révision du baccalauréat qui falsifie les faits, c'est intolérable, comme tout relativisme sur les attentats terroristes et antisémites du Hamas du 7 octobre", écrit le chef de l'État.
En cause, trois ouvrages de révision du baccalauréat intitulés Objectif BAC dont certains étaient en rayon depuis 2024. Hachette précise que 2 000 exemplaires sont encore en vente et en cours de rappel.
Dans un communiqué, Arnaud Lagardère, le PDG du groupe, tient "personnellement à présenter ses excuses auprès de tous ceux qui ont pu se sentir blessés à juste titre", est-il écrit.
Du côté de l'Éducation nationale, le ministre rappelle qu'il ne s'agit pas d'un ouvrage officiel. "Ce qu'il faut bien avoir en tête, c'est que ce n'est pas un manuel. Ce n'est pas quelque chose qui a été acheté ni par l'État ni par les collectivités. Ce n'est pas distribué dans les classes. C'est un ouvrage de révision du baccalauréat qui est proposé par un éditeur privé", Edouard Geffray, ministre de l'Éducation nationale.
Du côté des éditeurs, il y a une responsabilité à avoir pour qu'effectivement il y ait des processus de relecture internes. Une double lecture éditoriale aurait dû avoir lieu sur cet ouvrage. L'éditeur a ouvert une enquête interne.


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