Basée en Irlande, la société Cosmo Pharmaceuticals vient de dévoiler les résultats de ses deux essais cliniques de phase III concernant une molécule particulière, la clascotérone. Agissant directement sur les hormones responsables de la chute des cheveux, ce traitement stimulerait le repousse jusqu’à 539% !
Des taux de repousse très intéressants
Très courante, l’alopécie (perte de cheveux) toucherait plus de 50% des hommes après 50 ans mais également, environ un tiers des femmes à un moment de leur vie. S’il existe quelques alternatives comme la greffe (très onéreuse) ou le port de perruques, les traitements réels sont inexistants. Pourtant, la société Cosmo Pharmaceuticals serait sur une piste très sérieuse, selon un communiqué publié le 3 décembre 2025. Il s’agit d’une molécule – la clascotérone – dont l’objectif est de freiner l’alopécie androgénétique (ou calvitie commune). Il est ici question d’une perte de cheveux progressive et héréditaire en lien avec une sensibilité génétique et hormonale. En revanche, il faut s’avoir qu’il ne s’agit pas d’une maladie mais un processus résultant de l’épuisement du cycle pilaire.
Cosmo Pharmaceuticals vient d’annoncer les résultats de ses deux essais cliniques de phase III relatifs à la clascotérone. Selon les responsables, environ 1 500 volontaires ont participé à l’étude. Certains ont au hasard reçu un placébo et les autres, une solution de clascotérone à 5% à appliquer sur les zones du cuir chevelu concernées. Or, les participants ayant utilisé ce médicament ont observé une importante repousse capillaire, soit 539% pour le premier essai et 168% pour le second, avec une quantité de cheveux repoussés égale entre tous les participants.
« Ces données constituent une avancée majeure pour les patients souffrant d’alopécie androgénétique. Pendant des décennies, ces patients ont dû choisir entre des traitements disponibles à l’efficacité limitée ou présentant des problèmes de sécurité liés à l’exposition hormonale systémique, ce qui les a souvent conduits à renoncer à tout traitement. Ces résultats démontrent le potentiel de la solution topique de clascotérone à 5 % pour changer la donne en induisant une repousse réelle et mesurable, avec une exposition systémique négligeable. Ces données pourraient redéfinir la prise en charge de l’alopécie androgénétique par les dermatologues du monde entier. », a déclaré Maria Hordinsky, professeure de dermatologie à l’Université du Minnesota (Etats-Unis).
Crédit : Regina Burganova / iStock
Une absence d’effets secondaires
Dans les faits, la clascotérone fonctionne comme un inhibiteur des récepteurs aux androgènes. Autrement dit, la molécule cible directement les hormones responsables de la perte des follicules pileux. Cependant, l’organisme n’absorbe pas cette même molécule, ce qui permet d’éviter les risques d’effets secondaires. Ainsi, outre le fait que les taux de repousse sont intéressants, l’absence d’effets secondaires peut être un argument de poids en vue d’une commercialisation de masse.
Selon Cosmo Pharmaceuticals, ces résultats très encourageants pourraient ouvrir la voie vers une utilisation de cette molécule à grande échelle dès l’année prochaine. Il faut dire que la clascotérone vient de se positionner comme étant l’un des traitements les plus prometteurs contre l’alopécie et ce, depuis plusieurs décennies.
La prochaine étape de la société consiste à achever d’ici le printemps 2026 son étude de sécurité d’une année. Ensuite, il s’agira de demander une autorisation de mise sur le marché auprès de la Food and Drugs Administration (FDA) aux Etats-Unis mais également, de l’Agence européenne des médicaments (AEM). Enfin, rappelons qu’en 2020, la société Cassiopea – une filiale de Cosmo – avait déjà reçu une approbation de la FDA concernant ce médicament, pour une utilisation contre l’acné.


5 month_ago
88



























.jpg)






French (CA)