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Une usine de transformation de fruits de mer de Blanc-Sablon, les Fermes Belles Amours, est sanctionnée par le ministère de l'Environnement du Québec.
L’entreprise a transformé 193 tonnes de homard, alors que la quantité qui lui était autorisée était de 10 tonnes.
Lors d’une visite en été 2025, des inspecteurs du ministère ont aussi réalisé que la ferme transformait des pétoncles, de la morue et du hareng sans autorisation.
Le tout totalise près de 500 tonnes de fruits de mer.
Pour ces raisons, les Fermes Belles Amours ont reçu une amende de 5000 $. L’entreprise devra s’assurer de suivre les exigences qui lui sont imposées concernant la transformation de homard.
L’usine de transformation devra aussi obtenir les permis nécessaires si elle souhaite continuer à vendre d'autres espèces transformées.

Les entreprises de transformation de produits de la mer doivent notamment se plier aux autorisations accordées par le ministère de l'Environnement.
Photo : Facebook / Fermes Belles Amours
Les autorisations environnementales
La directrice régionale du contrôle environnemental pour la Côte-Nord du ministère de l'Environnement, Stéphanie Tremblay-Boudreault, constate que certaines entreprises se fient, à tort, uniquement aux quotas de pêche pour guider leur production.
Elle réitère l’importance de ces autorisations pour le ministère, qui permettent surtout d’encadrer la consommation en eau et la gestion des rejets.
La production, la transformation de produits marins génère quand même une certaine quantité d'eau, dans laquelle on retrouve, bien des morceaux de résidus de transformation des produits marins, explique-t-elle.
[Dans ce cas-ci] on produit plus, donc on est susceptible d’émettre davantage de rejets, de consommer davantage d’eau. Donc, c’est vraiment par rapport à ça.
De son côté, par courriel, le président des Fermes Belles Amours, Micheal Shepperd, dit avoir établi un plan de mesures correctives.

Micheal Shepperd est le président des Fermes Belles Amours. L’entreprise est située à Blanc-Sablon en Basse-Côte-Nord.
Photo : Facebook / Fermes Belles Amours
Nous avons pris connaissance de nos obligations en vertu de la Loi sur la qualité de l'environnement et nous travaillons activement à nous y conformer, écrit-il.
Simplifier le processus
D’autre part, l'Association québécoise de l'industrie de la pêche (AQIP) a réagi par voie de communiqué. L’organisme plaide pour que les mécanismes de conformité soient adaptés à la réalité des petites et moyennes entreprises.
L’AQIP demande également que les exigences administratives du provincial et du fédéral soient simplifiées et qu’un meilleur accompagnement soit offert aux entreprises lors de leurs démarches.

Un permis du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ) est nécessaire pour faire la transformation de produits marins, mais, selon l’AQIP, d’autres exigences gouvernementales peuvent aussi s’ajouter.
Photo : Facebook / Fermes Belles Amours
Stéphanie Tremblay-Boudreault mentionne d’ailleurs que le ministère de l’Environnement adapte ses mesures punitives en fonction de la gravité de la situation. Selon elle, aucune amende n’est imposée généralement lors de manquements jugés mineurs, et seul un avis est envoyé.
Avec la collaboration d’Alban Normandin


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