NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
La version audio de cet article est générée par la synthèse vocale, une technologie basée sur l’intelligence artificielle.
Depuis le début de l’année, cinq détenus ont été relâchés en Saskatchewan en raison d'« erreurs administratives », confirme le ministère de la Sécurité communautaire.
En tout, 22 individus ont été libérés par erreur depuis 2022.
La province ne donne pas plus de détails quant à la nature de ces erreurs, mais assure qu’elles sont rares. D’après ses données, 99,9 % des remises en liberté ont été réalisées correctement en 2025.
Dans le cas inverse, une enquête interne est menée par les ministères de la Sécurité communautaire ainsi que le ministère de la Justice et du Procureur général afin d'éviter que de tels événements ne se reproduisent.
Interrogations quant au système
James Gacek, professeur agrégé et à la tête du département de criminologie à l’Université de Regina, estime que les erreurs administratives survenues en peu de temps cette année soulèvent des questions quant au fonctionnement et aux procédures au sein des établissements de détention de la province.
Je trouve cela décourageant, affirme-t-il. En tant que société, nous accordons notre confiance à un système, à un gouvernement qui devrait être en mesure de surveiller efficacement où se trouvent ces personnes qui ont commis des crimes.
Bien qu’il reconnaisse que ces maladresses sont rares, James Gacek estime qu'elles peuvent éroder la confiance du public, particulièrement auprès des victimes de crimes ou de leurs proches.
Ces familles veulent s’assurer que justice soit faite, que ces individus, qui peuvent représenter une menace pour eux-mêmes ou pour autrui, soient tenus pour responsables, ajoute James Gacek.
Il indique également que ces erreurs soulèvent des questions quant aux conditions de travail dans les établissements correctionnels provinciaux, notamment en ce qui concerne les effectifs et le niveau d’épuisement professionnel.
Le Syndicat des employés du gouvernement de la Saskatchewan a refusé de commenter cette affaire.
Des erreurs qui nuisent à la réinsertion
Le fait d'être relâché par erreur est également injuste pour le détenu, croit, pour sa part, Grace Gardner, de la Société John Howard de la Saskatchewan.
La plupart des détenus avec lesquels je travaille souhaitent vraiment se reconstruire et prendre un nouveau départ sur une note positive à leur libération, explique-t-elle.
Lorsque la province publie un communiqué pour annoncer la libération par erreur de ces détenus, cette annonce donne le nom, l’âge et la photo du détenu.
De nos jours, il est très facile de faire une recherche sur Google à propos de quelqu’un, rappelle Mme Gardner. Je ne peux qu’imaginer que cela aura des répercussions sur l’emploi et le logement.
Selon Mme Gardner, les détenus ne devraient pas être tenus pour responsables d’erreurs administratives qui étaient totalement indépendantes de leur volonté.
Il m’est arrivé, plus d’une fois, d’expliquer une phrase très simple ou un mot très simple à un détenu simplement parce qu’il ne comprenait pas, explique Mme Gardner, précisant que la majorité des détenus n’ont pas fini leurs études secondaires ou ont des problèmes de santé mentale.
Quand on prend tout cela en considération, il est très probable qu’ils ne savaient pas qu’ils avaient été libérés alors qu’ils n’auraient pas dû l’être.
Tous les détenus ont droit à l’équité procédurale, ajoute-t-elle.
Grace Gardner indique d’ailleurs que ce type d’erreur administrative est plus commun que la population pourrait le croire.
Elle ajoute qu’elle voit le cas inverse, où les détenus restent en prison plus longtemps que prévu, précisant que ces cas ne font pas l’objet de communiqué de la part du gouvernement.


18 hour_ago
30



























.jpg)






French (CA)