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Malgré eux, les agriculteurs de la Saskatchewan ont été au cœur de l’actualité en 2025. Touchés par les tarifs douaniers américains, chinois et indiens, ils ont dû composer avec des conditions climatiques extrêmes qui n’ont pas épargné les terres agricoles décimées par les sécheresses et les feux de forêt.
En mars dernier, les droits de douane de 10 % imposés par l’administration Trump sur la potasse canadienne, un fertilisant essentiel, ont pris de court les agriculteurs saskatchewanais.
Le premier ministre Scott Moe assure dans la foulée que la province s’en sort plutôt bien face à ces vagues de tarification américaine. Ce sont les tarifs douaniers imposés successivement par la Chine et l’Inde qui ont eu le plus important impact.
La Chine a imposé des tarifs de 100 % sur l’huile de canola, les tourteaux de canola et les pois canadiens, alors que l’Inde a mis en place des tarifs douaniers de 10 % sur les lentilles canadiennes.
Selon le directeur du Laboratoire en science analytique agroalimentaire à l’Université Dalhousie, Sylvain Charlebois, la Chine a fortement affecté la capacité d’exportation des producteurs et ça aura certainement un effet également sur l’année 2026 des agriculteurs canadiens.
Henri Stringer, qui pratique l’agriculture biologique depuis 40 ans dans sa ferme du sud-ouest de la Saskatchewan, continue d’exporter ses lentilles, mais favorise désormais les clients venus d’Europe.
On ne veut pas mettre tous nos oeufs dans le même panier. C’est tellement instable, on ne sait pas ce qui peut changer.
Du côté de la ferme de Michel Lepage, à Saint-Denis, la saison des récoltes a été favorable malgré la pression sur les prix imposée par les différents tarifs douaniers. L’agriculteur avait planté du blé, du canola, des lentilles et de la moutarde.
Malgré les défis rencontrés en 2025, une bonne nouvelle peut faire rêver les agriculteurs qui cherchent à prendre une retraite bien méritée : la valeur des terres agricoles s’est appréciée de 10 % en un an.
Des inquiétudes demeurent cependant pour 2026 alors que l’accord sur le libre-échange entre le Canada, les États-Unis et le Mexique, qui protège une bonne partie des produits d’exportation du pays, devrait être négocié.
Sylvain Charlebois considère cette négociation comme l’occasion pour Ottawa de travailler à donner un coup de pouce à ses agriculteurs, qui ont vraiment fait face à des difficultés en 2025.
Avec les informations de Charlotte Marschall


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