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200 agents recrutés, dont 75 accusés de pédophilie : La gestion très spéciale du périscolaire parisien dénoncée sur BFMTV

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Audrey Pulvar médusée, Emmanuel Grégoire en fuite : le direct qui a révélé l’innommable.

La liste noire du périscolaire

Derrière le chiffre, c’est un séisme qui se profile. Des postes en contact direct avec des enfants, pourvus sans que la collectivité ait, semble-t-il, pris la mesure des profils qu’elle intégrait. Sylvain Maillard, qui avait déjà alerté ces dernières semaines sur des cas isolés d’« animateurs pédophiles », enfonce le clou en direct : la majorité Hidalgo-Grégoire aurait non seulement minimisé les signalements, mais continué d’engager des agents placés auprès des mineurs dans le cadre du périscolaire et de l’aide sociale à l’enfance, désormais visés par des accusations d’une gravité absolue. Le comble est que le premier adjoint d’Anne Hidalgo, Emmanuel Grégoire, a révélé avoir été victime d’abus sexuels lors d’activités périscolaires, mais n’avoir recruté aucun agent car ils seraient tous fonctionnaires. Ils échapperaient donc au recrutement par la mairie dont il était responsable jusqu’en 2024, sauf que… la plupart des animateurs ne sont pas fonctionnaires.

Échange entre Audrey Pulvar face à Sylvain Maillard.

200 agents recruté par la ville de Paris, dons 75 accuser de pédophilie. pic.twitter.com/0Z2mjUkhWi

— L’oeil Medias (@LoeilMedias1) March 16, 2026


Fuite des élus et silence radio

Le clou du spectacle ? Le départ précipité d’Emmanuel Grégoire, premier adjoint, quittant le plateau alors qu’une autre intervenante, Sophia Chikirou (LFI), prenait la parole. Audrey Pulvar, ancienne journaliste devenue élue, tente de ramener un semblant d’ordre, mais le mal est fait : la boîte de Pandore est ouverte, et les téléspectateurs ont vu des représentants de la majorité préférer la sortie de secours à la contradiction. Depuis, la mairie de Paris observe un silence assourdissant.

Un scandale inscrit dans une série d’affaires déjà documentées

En novembre 2025, Libération révélait une augmentation très significative des signalements de violences sexuelles dans les écoles maternelles parisiennes, avec 15 enquêtes judiciaires ouvertes pour des faits impliquant des enfants de moins de cinq ans et une trentaine d’animateurs suspendus (dont 16 pour des faits à caractère sexuel). À l’école maternelle Saint-Dominique dans le 7e arrondissement, neuf animateurs ont été suspendus en janvier/février 2026 suite à un reportage de Cash Investigation (France 2) et à des plaintes collectives de dizaines de familles pour violences physiques et sexuelles présumées. Par ailleurs, l’élu parisien Nicolas Jeanneté a été condamné début mars 2026 à 18 mois de prison avec sursis pour détention d’images pédopornographiques et trafic de stupéfiants, sans renoncer à son siège au Conseil de Paris malgré son inscription au FIJAISV (fichier des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes).

La mécanique du scandale

Le timing est, bien sûr, exquis. À moins d’une semaine du second tour des élections municipales, l’opposition tient là un angle d’attaque imparable. Les Parisiens, eux, attendent des réponses. Et rapidement. Car si ces chiffres se confirment, ce n’est pas seulement une gestion qu’il faudra juger, mais une chaîne de responsabilités ayant permis à des prédateurs présumés de s’asseoir à la table des enfants.

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