Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

2,1 milliards d’euros engloutis entre Paris et Roissy : le train promis pour les Jeux n’a pas encore transporté un seul passager

10 hour_ago 96

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Le CDG Express, ce train qui devait fluidifier les trajets entre Paris et son principal aéroport, n’a toujours pas accueilli le moindre voyageur, alors que le chantier a démarré il y a plusieurs années déjà. Promesse phare associée aux Jeux Olympiques de Paris, cette liaison ferroviaire directe devait symboliser la modernité du réseau francilien face au monde entier. Pourtant, entre les paysages qui ont vu défiler les épreuves olympiques et aujourd’hui, la ligne reste désespérément silencieuse, aucune rame n’a encore quitté son terminus. Un symbole coûteux, financé à coups de milliards, qui interroge autant sur la gestion des grands projets publics que sur la fiabilité de nos infrastructures.

À retenir

  • Le budget du CDG Express est passé de 2,1 à 2,6 milliards d’euros, financés sans subvention publique directe mais via un prêt étatique et les fonds des actionnaires.
  • La mise en service, initialement prévue pour les Jeux Olympiques 2024, est désormais fixée au 28 mars 2027, notamment en raison de recours juridiques ayant retardé le chantier.
  • L’exploitant Hello Paris, engagé pour quinze ans, vise plus de 9 millions de passagers par an à environ 25 euros le trajet pour rentabiliser la ligne.

Un chantier à 2,1 milliards d’euros qui roule à vide depuis les Jeux olympiques

Le calcul est simple à faire, mais douloureux à énoncer : plus de deux milliards d’euros ont déjà été engloutis dans ce projet, sans qu’un seul passager n’ait pu monter à bord. Le CDG Express devait pourtant incarner la vitrine ferroviaire des Jeux Olympiques de Paris 2024, reliant en un temps record la capitale à l’aéroport Charles-de-Gaulle. Une infrastructure pensée pour éblouir les visiteurs du monde entier et fluidifier les déplacements pendant l’événement planétaire. Sauf que les Jeux sont désormais un souvenir, les infrastructures sportives ont depuis longtemps trouvé leur public, et cette ligne, elle, reste à quai.

Cette situation illustre un paradoxe frappant : alors que la France a su livrer dans les temps des ouvrages spectaculaires pour les Jeux, ce projet de liaison ferroviaire directe s’est enlisé dans des délais qui dépassent largement les prévisions initiales. Un comble pour une infrastructure censée porter l’image d’un pays capable de tenir ses engagements sur la scène internationale.

Comment une promesse présidentielle s’est transformée en gouffre financier

À l’origine, le CDG Express devait être opérationnel dès 2023, puis la date avait été repoussée à 2024 pour coïncider avec les Jeux Olympiques. Sept ans de travaux plus tard, la facture a explosé : le budget initial de 2,1 milliards d’euros a été révisé à la hausse pour atteindre 2,6 milliards d’euros, financés par l’État, le groupe ADP, SNCF Réseau et la Caisse des dépôts, sans recours direct aux subventions publiques mais via un prêt étatique et les fonds propres des actionnaires.

Le retard accumulé n’est pas resté sans conséquence budgétaire supplémentaire. L’État a en effet dû octroyer une rallonge de 30,21 millions d’euros pour compenser le manque à gagner de l’exploitant et l’inflation subie pendant ces années d’attente. À cela s’ajoute le contrat confié au consortium Hello Paris, chargé de l’exploitation de la ligne pour les quinze prochaines années, moyennant 200 millions d’euros par an. Un engagement financier colossal, qui suppose une fréquentation massive pour espérer un jour être rentabilisé.

2027 : la nouvelle date qui ne convainc plus personne

Après plusieurs annonces successives et autant de désillusions, une date officielle a finalement été fixée : le dimanche 28 mars 2027. Soit près de trois ans après la promesse initialement associée aux Jeux Olympiques. Un délai qui s’explique en grande partie par une série de recours en justice engagés par les opposants au projet, retardant considérablement l’avancée du chantier. Il aura fallu attendre avril 2022 pour que la cour administrative d’appel de Paris valide définitivement l’autorisation environnementale de la ligne, ouvrant enfin la voie à sa concrétisation.

Mais après tant de reports, difficile pour les usagers franciliens comme pour les observateurs du secteur ferroviaire de croire pleinement à cette échéance. La lassitude s’est installée, et chaque nouvelle annonce est désormais accueillie avec une prudence teintée de scepticisme. Reste que les caractéristiques techniques promises restent, elles, séduisantes sur le papier : une liaison directe de 32 kilomètres entre la gare de l’Est et le terminal 2 de l’aéroport, parcourue en seulement 20 minutes, avec un train toutes les 15 minutes, sept jours sur sept, de 5 heures du matin à minuit.

Entre retards en cascade et surcoûts, ce que révèle vraiment le fiasco du CDG Express

Au-delà des chiffres et des dates, ce dossier révèle surtout les fragilités structurelles qui peuvent gripper un grand projet d’infrastructure française. Recours juridiques à répétition, crise sanitaire venue perturber les chantiers, arbitrages politiques favorisant d’autres priorités du quotidien : autant de facteurs qui se sont additionnés pour transformer une promesse olympique en véritable saga administrative et financière.

L’enjeu dépasse d’ailleurs largement la question du confort des voyageurs internationaux. L’objectif premier de cette ligne reste de désengorger le RER B, dont la fréquentation continue inlassablement de croître, au grand dam des usagers du quotidien coincés dans des rames bondées. Pour que l’équation économique tienne enfin la route, Hello Paris table sur un objectif ambitieux : attirer plus de 9 millions de passagers par an, à un tarif fixé autour de 25 euros le trajet, non inclus dans le pass Navigo. Un pari loin d’être gagné d’avance, tant la confiance du public a été mise à rude épreuve par ces années d’atermoiements.

En définitive, cette liaison tant attendue illustre à merveille les difficultés françaises à mener à bien de grands chantiers dans les délais annoncés, malgré des moyens financiers considérables. Reste à savoir si, une fois les premières rames enfin lancées au printemps 2027, le CDG Express parviendra à convaincre suffisamment de voyageurs pour justifier cet investissement hors norme. Une question qui, pour l’heure, demeure suspendue, comme les rails d’une promesse encore inaccomplie.

Brice L.

Rédigé par Brice L.

Brice est un journaliste passionné de sciences. Il collabore avec Sciencepost depuis plus d'une décennie, partageant avec vous les nouvelles découvertes et les dossiers les plus intéressants.

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway