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France 17/10/2026 18:35 Actualisé le 17/10/2026 21:36
Selon les premiers éléments, le manifestant a ramassé à la main cette grenade envoyée par les forces de l’ordre.
Par Vincent Gibert avec AFP

STRINGER / Anadolu via AFP
Des membres des forces de l’ordre face à des manifestants, à Saint-Étienne, le 17 octobre 2026.
Après Lens, un autre manifestant a vu sa main arrachée par une grenade policière lancée par les forces de l’ordre. Les faits se sont produits ce samedi 17 octobre à Saint-Étienne dans le cadre de la grande mobilisation nationale contre la « vie chère ».
Selon les premiers éléments rapportés par une source proche du dossier, le manifestant a ramassé à la main la grenade, dont le modèle n’a pas été communiqué. La préfecture de la Loire a quant à elle précisé qu’un jeune de 17 ans avait été « gravement blessé à la main », après avoir indiqué dans un premier temps qu’il était âgé d’une vingtaine d’années.
Une enquête « en recherche des causes des blessures » a été confiée à l’inspection générale de la police nationale (IGPN), a annoncé le parquet de Saint-Étienne.
Si l’IGPN a été saisie, « on nous dit que ce serait une grenade de la gendarmerie. Moi, je ne peux pas le confirmer. Il y aura évidemment une enquête », a déclaré le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez. « C’est un usage d’armement intermédiaire, très probablement, comme toujours, dans un contexte d’extrême violence », a-t-il poursuivi.
« Nous n’avons pas de nouvelles à cette heure des blessures du mineur » âgé de 17 ans et 11 mois, a ajouté Anne Gaches, procureure de Saint-Étienne. Le blessé a été transporté au CHU de Saint-Étienne, ont précisé à l’AFP des membres du personnel médical de la manifestation qui l’ont pris en charge.
Les grenades assourdissantes autorisées par Laurent Nuñez
La main droite de ce jeune travailleur était en lambeaux et il a expliqué avoir ramassé cette grenade avant qu’elle n’explose, selon eux.
Le maire PS de Saint-Étienne, Régis Juanico, a dit adresser son « soutien » au jeune homme qui a eu « une main arrachée par une grenade », « ainsi qu’à ses proches ». « Un tel drame ne devrait jamais arriver », a-t-il poursuivi. Il a par ailleurs dénoncé « des scènes d’émeutes et de violences d’une grande gravité (…) qu’absolument rien ne peut justifier ».
Les grenades assourdissantes, dont l’usage a été suspendu « pour le mouvement lycéen », pourront être utilisées en cas de « violences urbaines extrêmement graves » lors de la journée d’action de ce samedi, avait indiqué le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez vendredi.
« Les instructions que j’ai passées sont très claires, les policiers et les gendarmes doivent pouvoir utiliser l’ensemble des armes qui sont à leur disposition », avait-il ajouté, assurant que les grenades assourdissantes ne sont jamais « utilisées en maintien de l’ordre dans une manifestation quand les choses se passent bien ».
Le 7 octobre, le ministre avait annoncé la suspension de l’usage des grenades assourdissantes, de type ASSD, après qu’un manifestant de 15 ans a eu la main arrachée à Lens lors du mouvement de blocage des lycées.


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