Nous saurons dimanche 27 septembre si les Vaudois acceptent de diminuer leurs impôts de 12% ou si, gagnés par leur circonspection légendaire, leur amour des lois et leur étatisme radicalo-socialiste, ils diront non à l’initiative des milieux économiques. Le suspense reste entier tant la campagne a compté de rebondissements, recours, concessions, désaccords partisans, annonces tonitruantes. Finalement, la conférence de presse du gouvernement sur le budget 2027 est venue à point nommé cette semaine pour dérouter les citoyens, brandissant le spectre des déficits tout en valorisant les efforts déjà réalisés.
Trois vérités devraient parler en faveur du oui à cette initiative qui prévoit une réduction uniforme de 12% de l’impôt sur le revenu et la fortune des personnes physiques. Premièrement, le canton de Vaud figure parmi ceux où le contribuable subit la pression fiscale la plus élevée de Suisse, avec Genève et Neuchâtel, tous romands comme par hasard. Rien ne justifie cette lanterne rouge, alors qu’il bénéficie de richesses nombreuses, tant économiques qu’académiques, associatives ou touristiques. Deuxièmement, les rentrées fiscales ne diminuent pas, elles ont fortement progressé au contraire sur le long terme. Troisièmement, les dépenses de l’Etat ne cessent d’augmenter. Ces trois facteurs conjoints interpellent au point que le citoyen ne devrait pas hésiter une seconde. Mais on lui a asséné tant de contre-vérités que ses certitudes vacillent.


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