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La Légion royale canadienne célèbre son 100e anniversaire cette année. Pour l’occasion, les trois filiales régionales s’unissent pour présenter un total de 100 activités en Abitibi-Témiscamingue, tout au long de l'année 2026.
La Légion royale canadienne a été créée en 1926 pour accompagner et soutenir les vétérans de la Première Guerre mondiale ainsi que leurs familles. C’est ce qu’elle fait toujours, 100 ans plus tard, à différents niveaux.
Lorsque les Canadiens sont revenus à la maison, il y en avait beaucoup qui étaient blessés, qui étaient mutilés. Ils sont revenus pas mal amochés. Ils se sont parlé et ils trouvaient intéressant de monter un organisme à but non lucratif pour venir en aide aux vétérans qui revenaient de la guerre, raconte Daniel Viens, président de la filiale de Rouyn-Noranda, fondée en 1947.

Le président Daniel Viens a souligné que la filiale de Rouyn-Noranda, fondée en 1947, célébrera ses 80 ans l'an prochain.
Photo : Radio-Canada / Martin Guindon
Elle offre l’opportunité de briser l’isolement, de briser la solitude, selon M. Viens, qui a fait partie de la Marine canadienne de 1989 à 1992.
On n’a peut-être pas tous fait le même métier, mais on a tous un point commun, on a fait l’école des recrues à Saint-Jean-D’Iberville. Ce n’est pas évident de jaser de tout ça avec mon oncle ou ma tante, ou avec papa et maman, parce qu’ils ne l’ont pas vécu, souligne M. Viens.
Fait que là, toi, tu es tout seul dans ton coin. Mais quand tu rencontres un membre, puis un autre membre, puis un autre… Le sentiment d'appartenance embarque un peu plus.
La filiale de Rouyn-Noranda compte 21 membres.
Une implication sociale
La Légion royale canadienne offre aussi aux vétérans la possibilité de s’impliquer dans leur communauté. Souvent, on ne sait pas trop quoi faire quand on sort de l’armée. C’est pour ça qu’on a décidé de continuer des missions, dans le fond. C’est comme une mission de continuer à aider les autres, affirme Dominic Bernatchez, président de la filiale de Val-d’Or.

Dominic Bernatchez, président de la filiale de Val-d'Or, a rappelé le passé militaire de sa ville, ce qui avait permis à la Légion royale canadienne de jouer un rôle majeur jusque dans les années 1970.
Photo : Radio-Canada / Martin Guindon
Membre des Forces armées canadiennes pendant 20 ans comme monteur de lignes, il a notamment servi en Bosnie. Il s’implique depuis 2022 dans la relance de la filiale de Val-d’Or. Fondée en 1939, elle compte 72 membres, dont 26 anciens combattants.
Un défilé du 100e
Une douzaine d’activités ont déjà eu lieu, dont deux soupers des Dames auxiliaires de la filiale de Val-d’Or, en janvier et avril dernier. Le groupe travaille en soutien à la Légion royale canadienne, en organisant des activités de financement.
On a fait deux soupers, et le 3 octobre, on organise un bingo en après-midi qui sera ouvert à la population. Ce sont les activités qu’on fait pour le centième anniversaire, précise Jacqueline Larcher-Désormeaux, qui préside un groupe de 13 femmes.

Les Dames auxiliaires s'impliquent auprès de la filiale de Val-d'Or, en apportant aussi son soutien aux vétérans, a expliqué la présidente Jacqueline Larcher-Désormeaux.
Photo : Radio-Canada / Martin Guindon
Les prochaines activités seront aussi du côté de Val-d’Or, avec la tenue du Défi têtes rasées de Leucan samedi, puis un défilé du 100e une semaine plus tard, le 13 juin. La filiale de Val-d’Or accueillera aussi le public à son local, le 18 juillet prochain. L’adjudant-chef à la retraite Jean Guillemette prononcera aussi des conférences sur son vécu militaire, lui qui a été déployé en Afghanistan en 2004 et 2018.
C’est une occasion de mieux faire connaître l’organisme, espère Dominic Bernatchez.
Il y a beaucoup de monde encore, même après 100 ans, qui ne nous connaissent pas. On demande aux magasins, quand on fait la campagne du coquelicot : “Est-ce que vous savez c'est quoi la Légion?” On nous répond : “Euh non, on ne sait pas c'est quoi”. On est obligé d'expliquer, explique M. Bernatchez.
Un devoir de mémoire
Les trois filiales seront présentes avec un kiosque à la Foire du camionneur de Barraute, au début du mois de septembre. Elles feront aussi des mises au jeu officielles dans des matchs de Huskies de Rouyn-Noranda, des Foreurs de Val-d’Or et des Forestiers d’Amos.
À Amos, les activités culmineront du 2 au 4 octobre, avec une exposition au Centre d’archives de la Société d’histoire d’Amos et une cérémonie religieuse à la mémoire des militaires de la région qui sont décédés, le 4 octobre, à la cathédrale d’Amos. Une parade du jour du Souvenir aura lieu le 7 novembre.

La filiale de Val-d'Or de la Légion royale canadienne est la seule à détenir toujours un local pour la tenue de ses activités.
Photo : Radio-Canada / Martin Guindon
Pour Louise Levasseur, présidente de la filiale d’Amos-La Sarre, fondée 1945, la Légion royale canadienne a aussi un important devoir de mémoire à jouer. En plus de la campagne annuelle des coquelicots, les filiales tiennent chaque année des cérémonies pour le jour du Souvenir. Ce sera le cas à Amos, le 7 novembre, puis à La Sarre, le 8 novembre.
La Légion fait partie de la mémoire avec le jour du Souvenir, qui est hyper important à souligner. Je crois, que quand on a fait notre service militaire, on a toujours ça à l'intérieur de nous, qui demeure de dire : “Il y a des gens qui ont passé à travers des grandes guerres, des grandes étapes”, fait valoir Mme Levasseur, qui a servi de 1989 à 1992 dans la Marine.
La filiale d’Amos-La Sarre compte 31 membres.
Pas réservé qu’aux vétérans
La Légion royale canadienne est aussi en recrutement. Un fait peu connu, il n’est pas nécessaire d’avoir été dans les Forces armées canadiennes pour être membre. Il suffit de vouloir soutenir la cause. Et pour cette année anniversaire, l’adhésion est gratuite.


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