NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-LifeŸ Publicité par Adpathway
🎙️ Podcast: Les violences lycéennes analysées par Ivan Rioufol; le Brexit, une parenthèse qui prend fin ?
« A la carte », le podcast hebdomadaire de « Causeur » - épisode 143
Des lycéens et des étudiants manifestent à Paris, le mardi 6 octobre 2026, à Paris. © Elias Neil Benleulmi/SIPA
Avec Ivan Rioufol, Martin Pimentel et Jeremy Stubbs.
Donald Trump vient de commenter les scènes de violence qui ont caractérisé le mouvement des lycéens: « Ce qui se passe en France n’est rien d’autre qu’une immigration de masse hors de contrôle. Il ne s’agit pas des écoles, il s’agit de l’islam qui veut s’emparer d’un pays autrefois grand !« Le jugement du président américain est certes réducteur, mais le regard des étrangers apporte souvent un élément de recul qui peut nous manquer. Car ce mouvement est assez peu « lycéen » au fond. Ce que revendiquent les jeunes – plus de professeurs, un meilleur chauffage en hiver, une meilleure aération en été, et jusqu’à plus de papier dans les toilettes – est très peu politique. Le problème, c’est que la contestation des lycéens a été politisée et instrumentalisée par le mouvement islamogauchiste qui en profite pour semer la terreur en attaquant les forces de l’ordre, agressant des passants innocents et saccageant les équipements publics.
A lire aussi : Face au réveil des peuples, tous les coups vont être permis
Naïfs, dupés, les jeunes se sont laissé embrigader dans ce qu’on peut presque appeler « l’intifada des lycées ». LFI et ses proxies ont fait un travail important de subversion pour asseoir leur influence sur un nouveau courant de gauche, « l’infantisme », selon lequel la jeunesse, dans son ensemble, constituerait une nouvelle catégorie victimaire, comparable à celles des femmes, des minorités ethniques ou des musulmans. Selon un sondage récent, 40% des jeunes entre 18 et 24 ans sont prêts à voter pour Jean-Luc Mélenchon en 2027. Les scènes terrifiantes qu’on a vues récemment en France – policiers lynchés, écoles incendiées, membres du public brutalisés – sont comme un message pour l’électorat en général : voilà ce qui vous attend si vous votez mal l’année prochaine en élisant à la présidence Marine Le Pen. Mais les LFistes ne semblent pas avoir compris que cette logique risque de se retourner contre eux, en jetant les électeurs jusqu’alors indécis dans les bras du bloc centriste ou – plus probable encore – dans ceux du RN.
Il est beaucoup question actuellement d’une possible réintégration du Royaume Uni au sein de l’Union européenne. Ce matin, le ministre des Finances, Roland Lescure, a confié à la BBC qu’il pensait que la Grande Bretagne devrait sauter le pas et redevenir un Etat-membre de l’UE. Lors du congrès du Parti travailliste, fin septembre, le Premier ministre, Andy Burnham, a exprimé le désir que son pays redevienne européen « de mon vivant » (on lui souhaite longue vie!). Les travaillistes parlent même de mettre la réintégration de l’UE dans leur manifeste pour les prochaines élections en 2029.
A lire aussi : Diana, le filon inépuisable du spectacle
Certes, les sondages outre-Manche montrent que, en principe, les Britanniques en faveur d’une nouvelle adhésion à l’UE sont plus nombreux que ceux qui sont contre. S’agit-il de ce phénomène qui a beaucoup fait jaser après le référendum de 2016, le « Bregret », c’est-à-dire le regret pour avoir voté contre l’Europe? Pas tout à fait. Ceux qui ont voté pour quitter l’UE en 2016 étaient plutôt âgés. Or, une étude conduite par trois chercheurs européens et publiée l’année dernière suggère, chiffres à l’appui, que dans les 10 ans qui se sont écoulés depuis 2016, beaucoup de ces brexiteurs sont décédés, tandis que les nouveaux jeunes sont pro-européens. En revanche, quand les sondeurs demandent aux citoyens s’ils sont pour réintégrer l’UE si cette dernière impose de nouvelles conditions – ce qui est plus que probable – comme l’adoption de l’euro, la participation à l’espace Schengen et l’abandon de la fameuse ristourne, l’enthousiasme est beaucoup moins grand.
A lire aussi : Diana, le filon inépuisable du spectacle
Actuellement, le gouvernement britannique et la commission européenne sont en train de négocier un accord plus modeste, le « reset » initié par le prédécesseur de Burnham, Keir Starmer. Les pourparlers progressent assez péniblement, de sorte qu’une réunion importante, qui devait avoir lieu à la rentrée, a dû être repoussée jusqu’à la fin du mois de novembre. Lors de la création de SAFE, le mécanisme pour « Agir pour la sécurité de l’Europe » par des prêts destinés à l’achat de matériel de défense, le Royaume Uni n’a pas réussi à faire partie des Etats bénéficiaires. Actuellement, l’UE travaille sur un projet de loi, l’IAA (Industrial accelerator act) censé soutenir les produits fabriqués en Europe et qui fait partie d’une guerre commerciale larvée avec la Chine. Ici, le Royaume Uni peine de nouveau à faire entendre ses intérêts et se trouve pris entre deux feux : d’un côté, les Européens qui veulent réduire leur déficit commercial colossal avec la Chine; et de l’autre, les Chinois qui exerce une pression énorme sur ses partenaires commerciaux par sa domination du marché des composants techniques essentiels ainsi que de celui des minéraux critiques. Le chemin de ce qu’on appelle le « Breturn » (le retour des Britanniques au sein de l’UE) est décidément semé d’embuches.
Vous venez de lire un article en accès libre.
Causeur ne vit que par ses lecteurs, c’est la seule garantie de son indépendance.
Pour nous soutenir, achetez Causeur en kiosque ou abonnez-vous !


2 hour_ago
72


























.jpg)






French (CA)