NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Par Le Figaro avec AFP
Le 20 mars 2026 à 11h53
Dans la nuit du 16 au 17 octobre 2020, la Clio d’Olivio Gomes est prise en filature sur le périphérique parisien puis sur l’A13 par un équipage de la BAC de nuit parisienne jusqu’en bas de chez lui à Poissy.
Passer la publicité Passer la publicitéLe procès d'un policier de la brigade anticriminalité parisienne, jugé pour le meurtre en 2020 d'Olivio Gomes, un automobiliste de 28 ans tué de trois balles au terme d'une filature inexpliquée, s'est ouvert vendredi devant la cour d'assises des Yvelines. Costume noir et lunettes rectangulaires sur le nez, Gilles G., 35 ans, comparaît libre sous contrôle judiciaire, avec interdiction de port d'arme et d'exercer sur la voie publique. Dans la salle d'audience, l'accusé a pris place sur une chaise face à la cour, près de son avocat.
«Le refus d’obtempérer est caractérisé»
Dans la nuit du 16 au 17 octobre 2020, la Clio d'Olivio Gomes est prise en filature sur le périphérique parisien puis sur l'A13 par un équipage de la BAC de nuit parisienne jusqu'en bas de chez lui à Poissy (Yvelines), selon l'ordonnance de mise en accusation consultée par l'AFP. À l'arrière de la Passat noire siglée «police» se trouve Gilles G., accompagné de deux collègues. Pendant plusieurs kilomètres, l'équipage suit discrètement la Clio, sans activer ni gyrophare ni sirène, après avoir été doublé par celle-ci.
Au bout d'un quart d'heure, les policiers font signe à la voiture de quitter l'autoroute, mais le conducteur ne s'exécute pas immédiatement. À cet égard, «le refus d'obtempérer est caractérisé», estime la juge d'instruction. L'équipage de la BAC ignore alors que le conducteur a confié à ses deux amis, passagers de la Clio, ne pas vouloir s'arrêter parce qu'il conduit sans permis. Des analyses montreront qu'il avait par ailleurs consommé du cannabis et de l'alcool.
«Aucun sentiment de vengeance»
Entendus au début de l'enquête par l'Inspection générale de la police nationale (IGPN, la «police des polices»), les policiers ont expliqué avoir voulu contrôler la Clio en raison d'une conduite dangereuse, décrivant «des embardées entre les voies au milieu d'une circulation importante». Mais leur version a été contredite par la vidéosurveillance, dont l'exploitation a permis de démontrer qu'aucune infraction n'avait été commise.
La voiture d'Olivio Gomes emprunte la sortie suivante et poursuit sa route jusqu'en bas de chez lui, dans la cité Beauregard à Poissy. En bas de sa résidence, il s'arrête. Gilles G. sort du véhicule siglé et pointe son arme dans sa direction. La Clio redémarre. Le policier tire alors à trois reprises et perfore les deux poumons et l'aorte thoracique du jeune homme. Tout au long de l'enquête, Gilles G. a affirmé avoir «tiré pour protéger sa vie», niant toute intention homicide. Selon lui, Olivio Gomes aurait tenté de l'écraser en redémarrant sa voiture.
Mais des expertises judiciaires ont mis à mal sa version. L'enquête a par ailleurs démontré que le policier pratiquait assidûment le tir sportif et qu'il possédait cinq armes «à titre personnel», en plus de son arme de service. Contacté, son avocat Laurent-Franck Liénard n'a pas souhaité s'exprimer avant le procès. Pape Ndiogou Mbaye, avocat de la famille du défunt, a déclaré à l'AFP que celle-ci n'avait «aucun sentiment de vengeance» mais «exige que justice soit rendue». Le verdict du procès est attendu le 26 mars.


3 month_ago
48

























.jpg)






French (CA)