Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Youth Connekt Cameroon : Mounouna Foutsou cherche des partenaires à Bafoussam

2 day_ago 39

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Deux millions de jeunes « connectés », 1 043 emplois directs. Le rapprochement des deux chiffres interpelle, et c’est le Ministre lui-même qui les a posés sur la table ce jeudi 22 octobre 2026, à Bafoussam. Mounouna Foutsou, patron du MINJEC, est venu vendre la phase 2 du programme Youth Connekt Cameroon à des partenaires potentiels de la Région de l’Ouest. Dans la salle de conférences des services du Gouverneur, le message était simple : il faut que chacun mette la main à la poche, ou au moins à l’épaule.

Bafoussam, deuxième étape d’une caravane lancée à Douala

Le ministre de la Jeunesse et de l’Éducation civique a entamé jeudi une visite de travail dans la Région de l’Ouest. Le programme de la journée est chargé : clôture des Challenges zonaux, rencontre avec des partenaires, visite d’entreprises accompagnées par le MINJEC, installation des Chambres régionales des Icônes de l’Entrepreneuriat Jeune et des Ambassadeurs du Youth Connekt pour le Pôle Ouest/Nord-Ouest.

Tout cela prépare la 7ème édition du Youth Connekt Cameroon Convention, prévue du 09 au 13 novembre.

Bafoussam arrive après Douala. La caravane avance région par région, avec un objectif affiché : élargir l’écosystème des partenaires du programme. L’idée, selon les organisateurs, est que l’impact se mesure d’abord dans les régions, pas dans les salons de la capitale.

À l’ouverture, Awa Fonka Augustine, Gouverneur de la Région de l’Ouest, a accueilli le ministre. L’hymne national a été entonné par les appelés du Service civique. Puis Roger Tafam, maire de Bafoussam, a pris la parole pour parler d’une « marque de confiance » envers sa ville.

Son discours a gardé la ligne d’un édile qui connaît son terrain. « Nous voulons reconnaître en l’esprit entrepreneurial de notre jeunesse une force de développement », a-t-il dit. Il a insisté sur les compétences : « Une ville se construit également avec des compétences. » Et il a conclu sur un vœu : une jeunesse « qui réussit, qui innove, mais qui rassemble également ».

Les chiffres de la phase pilote

C’est le ministre qui a livré le bilan, devant les partenaires. Selon Mounouna Foutsou, la phase pilote du programme (2021-2023) a permis :

  • près de deux millions de jeunes connectés à des opportunités d’insertion socio-économique et de participation ;
  • 1 043 emplois directs et environ 2 500 emplois indirects créés ;
  • 6 663 jeunes dont l’employabilité a été renforcée.

Il a aussi cité le leadership, la culture de paix, l’autonomisation entrepreneuriale des jeunes filles, le brassage entre générations et la sensibilisation de milliers de jeunes à des fléaux sociaux et sanitaires.

Franchement, le contraste saute aux yeux. Deux millions de jeunes touchés d’un côté, un peu plus d’un millier d’emplois directs de l’autre. Le ministre n’a pas commenté cet écart, et personne dans la salle ne l’a relevé, du moins d’après les échanges rapportés. Le terme « connecté » recouvre visiblement des réalités très différentes : une inscription sur une plateforme, une formation, un accompagnement, un emploi. On ne sait pas, à ce stade, comment ces deux millions se répartissent entre ces catégories.

Ce que contient la phase 2

C’est Mathurin Essama Essama, directeur national adjoint du programme, qui a présenté la suite. La phase 2 repose sur une convention signée le 20 décembre 2024, pour la période 2024-2029. Son objectif : accélérer la connexion des jeunes aux opportunités, en vue de leur autonomisation et de leur pleine participation citoyenne au développement du pays.

Le changement attendu en 2029 est formulé ainsi : les jeunes ont un accès accru et équitable, de façon inclusive, aux opportunités socio-économiques, et partagent les idéaux de paix, de patriotisme et d’égalité de genre.

Le programme est structuré autour de quatre produits :

  1. les mécanismes d’entrepreneuriat, d’employabilité et d’insertion décente sont renforcés ou mis en place ;
  2. les opportunités dans l’innovation technologique et numérique sont valorisées au profit des jeunes ;
  3. les valeurs citoyennes, de patriotisme, de paix et de cohésion sociale, ainsi que les pratiques non discriminatoires à l’égard des femmes, sont mieux diffusées ;
  4. les bonnes pratiques de santé sexuelle et reproductive sont mieux partagées et adoptées.

Le dispositif s’appuie sur une longue liste de partenaires : les agences du système des Nations Unies (PNUD, UNFPA, ONU Femmes, UNESCO, UNICEF, CNUDHD-AC), le GECAM côté secteur privé, la société civile (Fondation PUENE, RECJEPROVACIE, Better World by Africa Foundation, BLIS GLOBAL, JFN, EMMI EMPIRE, Media4 Peace, Rayons de Soleil), le Conseil National de la Jeunesse du Cameroun et les collectivités territoriales décentralisées.

Côté méthode, les activités structurantes annoncées sont les bootcamps, l’accompagnement à l’insertion, la Youth Connekt Cameroon Convention, la promotion de la paix et du vivre ensemble, la participation au Sommet Youth Connekt Africa et la communication. Le programme promet aussi un suivi « jusqu’au bout de la chaîne », une évaluation et une mesure d’impact.

El Allassane Baguia, conseiller technique au PNUD, est revenu sur les résultats du programme. Il a évoqué la prochaine Convention, du 09 au 13 novembre, et l’ambition du Cameroun d’accueillir le Youth Connekt Summit en 2027. Il a confirmé le chiffre de deux millions de jeunes connectés.

Un appel aux partenaires, des promesses à vérifier

Le ministre a ouvert son discours sur une phrase qui résume la tonalité de la journée. Il faut, a-t-il dit, « créer des conditions permettant à chaque jeune de transformer son potentiel en véritable opportunité, ses ambitions en projets viables et ses projets en actions concrètes impactantes ».

Puis il a élargi : « Tout le monde a quelque chose à offrir aux jeunes. » Youth Connekt Cameroon serait « un réceptacle d’opportunités », « un carrefour d’offres », où « tout le monde s’en sort gagnant ». La rencontre est présentée comme un appel à travailler « main dans la main », à rejoindre l’écosystème des partenaires pour « décupler le potentiel d’action ».

C’est une rhétorique classique de mobilisation. Le ministre n’a pas détaillé ce que les partenaires privés ou locaux sont censés apporter, ni sous quelle forme : financement, mentorat, stages, débouchés. Pour l’instant, l’écosystème se décrit en intentions plus qu’en engagements chiffrés.

Il a toutefois posé des échéances. Dans les prochains jours, des appels à candidature seront lancés sur la plateforme Youth Connekt et ses plateformes associées. Ils concerneront des formations et des appuis à l’insertion socio-économique et à l’emploi. « Allez vers les plateformes ou rapprochez-vous des structures du MINJEC et du MINEFOP », a-t-il dit aux jeunes présents.

Il a aussi annoncé le lancement du Youth Connekt dans les localités, aux niveaux régional, départemental et communal, pour faire bénéficier un maximum de jeunes. Aux collaborateurs, il a demandé de continuer la vulgarisation. Aux collectivités, il a recommandé que chaque localité s’approprie le programme à tous les niveaux.

Le mentorat, point faible assumé

Dans la salle, un jeune a pris la parole. Le contenu de sa proposition n’est pas détaillé dans les comptes rendus. La réaction du ministre, elle, l’est : « Ce qui manque dans notre société, c’est le mentorship. Il faut tendre la main aux jeunes, il faut les comprendre. C’est ce qui nous manque. »

C’est probablement le moment le plus honnête de la journée. Un ministre qui reconnaît publiquement qu’il manque quelque chose, ce n’est pas courant. Mais l’aveu pose une question : le programme prévoit-il un dispositif de mentorat structuré ? La présentation de la phase 2 parle d’un « dispositif de proximité pour l’accompagnement et le suivi des bénéficiaires ». Rien de plus précis n’a été dit à Bafoussam.

Le Gouverneur Awa Fonka Augustine a salué la présence de nombreux partenaires locaux qui accompagnent déjà les jeunes. Il a invité le ministre à revenir « de temps en temps », comme il en a l’habitude, échanger avec eux. « Nous saluons ces jeunes qui sont en train d’œuvrer », a-t-il conclu.

Un alignement stratégique très large

La présentation de Mathurin Essama Essama insiste sur l’ancrage du programme dans des cadres internationaux et nationaux. Sur le plan international : plusieurs Objectifs de développement durable, la Stratégie des Nations Unies pour la jeunesse et l’Agenda 2063 de l’Union africaine. Sur le plan national : la SND30, notamment ses piliers 2, 3 et 4, le Cadre de coopération entre le Gouvernement et le système des Nations Unies (UNSDCF 2022-2026), la Politique nationale de la jeunesse, le Plan d’action pour l’emploi des jeunes, le Plan spécial de promotion de l’emploi des jeunes, entre autres.

La liste est longue, très longue. Franchement, elle donne l’impression d’un programme qui coche tous les cadres existants. Ce n’est pas un défaut en soi, c’est même une condition pour mobiliser des financements. Mais plus un programme se rattache à de textes, plus la question de sa lisibilité se pose : quels sont ses indicateurs propres, et comment seront-ils mesurés ? La phase pilote a déjà fait l’objet d’une évaluation externe en 2023, validée par les parties prenantes, qui l’a jugée « satisfaisante et prometteuse ». Les leçons tirées (inclusion sociale, indicateurs d’effets, théorie du changement) sont censées nourrir la phase 2.

Sur le terrain : une ferme avicole à Baleng

L’après-midi, le ministre est parti visiter les entreprises de jeunes bénéficiaires du Youth Connekt et du Plan triennal spécial jeunes dans la Région de l’Ouest. Premier arrêt à Baleng, dans l’arrondissement de Bafoussam 2ème, devant une ferme avicole.

Mounouna Foutsou a voulu rester « au plus près des jeunes », d’après les organisateurs. Il a lancé une boutade au jeune promoteur : « Dis-moi d’abord combien tu gagnes. » Le jeune homme a ri. Le ministre aussi. On en retient, selon les mots du direct, qu’il y a de l’argent « dans ça ».

La scène est sympathique, mais elle ne dit rien du chiffre d’affaires de la ferme, du nombre d’employés ou du financement reçu. Les visites de terrain servent à illustrer. Elles ne remplacent pas les données. Les autres étapes de la tournée n’étaient pas encore connues au moment de la rédaction.

Christiane Tamoura Engo

Christiane Tamoura Engo

Journaliste spécialisée dans les questions politiques, Christiane Tamoura Engo suit de près l'actualité des institutions camerounaises, des partis politiques et des grandes décisions qui façonnent le Cameroun et l'Afrique centrale.Rédactrice pour 237online.com, elle s'attache à décrypter les enjeux politiques pour les rendre accessibles à tous les Camerounais, qu'ils soient au pays ou dans la diaspora.

📰 Voir tous ses articles →

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway