NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Une belle initiative… en apparence. À l’occasion de la Journée internationale des chauffeurs célébrée le 22 mars 2026, Yango a organisé une cérémonie de récompenses dans les villes de Douala, Yaoundé et Bafoussam. Officiellement, il s’agissait de valoriser les chauffeurs partenaires pour leur engagement et leur professionnalisme.
Mais sur le terrain, le discours est bien différent.
Une célébration qui sonne creux
Ce dimanche 22 mars 2026, Yango a mis en avant ses meilleurs chauffeurs à travers une initiative nationale. Réfrigérateurs, téléviseurs, micro-ondes et même une moto ont été offerts à certains partenaires.
« L’initiative vise à récompenser les chauffeurs partenaires dont la performance contribue à faire avancer la mobilité urbaine au Cameroun », a déclaré Dr Pilla Clovis, directeur pays de Yango.
À Douala, Yaoundé et Bafoussam, plusieurs catégories ont été primées selon les performances enregistrées sur la plateforme.
Sur le terrain, une réalité beaucoup moins reluisante
Malgré cette communication bien huilée, de nombreux chauffeurs interrogés dans les trois villes dressent un constat alarmant : l’activité est en chute libre.
À Bafoussam, plusieurs véhicules autrefois affiliés à Yango ont tout simplement disparu de la plateforme.
À Yaoundé et Douala, le phénomène est encore plus visible :
- des chauffeurs abandonnent l’application
- des voitures sont repeintes en jaune pour redevenir taxis classiques
- d’autres se reconvertissent dans le transport interurbain
Un chauffeur basé à Douala témoigne :
« Aujourd’hui, on peut rester des heures sans course. Avant, on travaillait bien. Maintenant, ce n’est plus rentable. J’ai quitté Yango pour retourner au taxi de ville. »
À Yaoundé, un autre confirme la tendance :
« L’activité est morte. Même avec les bonus, on ne s’en sort pas. Beaucoup ont abandonné. Ceux qui restent, c’est juste parce qu’ils n’ont pas encore d’alternative. »
Une flotte en déclin visible
Dans plusieurs quartiers, le constat est frappant :
les véhicules autrefois identifiés comme Yango changent progressivement de visage.
Peints en jaune, ils rejoignent les taxis traditionnels, signe d’un désengagement massif des chauffeurs.
D’autres préfèrent faire la “ligne” entre deux villes, jugée plus stable financièrement.
Une stratégie pour masquer les difficultés ?
Pour certains observateurs, cette multiplication de cérémonies et de récompenses ressemble à une tentative de redorer une image fragilisée.
En mettant en avant quelques success stories et des gains ponctuels, Yango cherche à maintenir l’attractivité de sa plateforme, alors même que la base de chauffeurs actifs semble s’éroder.
Entre communication et réalité
Si l’initiative du 22 mars 2026 a effectivement fait des heureux, elle peine à masquer une tendance de fond :
une perte d’attractivité du modèle Yango au Cameroun.
Entre baisse des courses, revenus jugés insuffisants et reconversions massives, de nombreux chauffeurs tournent la page.
Derrière les sourires des lauréats et les cadeaux distribués, une question demeure :


2 month_ago
91



























.jpg)






French (CA)