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Mercredi soir, l’aréna McIntyre de Timmins a vibré au rythme du hockey junior majeur, alors que près de 900 spectateurs ont assisté à un match préparatoire de la Ligue canadienne de hockey mettant aux prises les Wolves de Sudbury et les Huskies de Rouyn-Noranda.
Au terme de la rencontre, les Wolves ont eu le dessus par la marque de 3 à 2. Mais au-delà du résultat, la présence de plusieurs centaines de partisans témoignait de l’intérêt que suscite le hockey junior majeur dans le Nord-Est de l’Ontario.
Des partisans venus de loin
Plusieurs partisans avaient fait plus d’une heure de voiture pour assister à la rencontre, notamment en provenance de Matheson et de Smooth Rock Falls. Ils étaient venus profiter d’un spectacle de plus haut calibre que le Junior A habituellement présente dans cet amphithéâtre par le club hôte, le Timmins Rock.
Selon Jason Kelly, membre du conseil d’administration du Timmins Rock, les données recueillies par l’organisation montrent une présence accrue de spectateurs provenant des communautés environnantes.
C’est souvent du monde qu’on ne voit pas à nos matchs. Ce sont de nouveaux fans qu’on aime recevoir à l’aréna , souligne-t-il.
La relève du hockey professionnel en action
Jason Kelly estime que les partisans apprécient également la possibilité de voir de près des joueurs qui pourraient éventuellement accéder aux rangs professionnels.
Les fans aiment venir voir la prochaine étape, les prochains joueurs, la prochaine génération , dit-il.
Le directeur général des Wolves, Rob Papineau, rappelle que plusieurs joueurs qui ont par la suite fait leur marque dans la Ligue canadienne de hockey ont foulé la glace de l’aréna McIntyre lors de ces rencontres préparatoires entre les Wolves et les Huskies.
C’est notamment le cas de Quinton Byfield, aujourd’hui vedette des Kings de Los Angeles, qui avait participé au rendez-vous entre les deux équipes à Timmins en 2019.

Le Wolves de Sudbury vient à Timmins pour jouer des rencontres préparatoires depuis une dizaine d'années.
Photo : Radio-Canada / Jimmy Chabot
La question d’une éventuelle équipe de la Ligue de hockey de l’Ontario (OHL) à Timmins fait d’ailleurs rêver certains acteurs du milieu.
Absolument. C’est toujours le but d’avoir ça ici. Il faut travailler pour , affirme Jason Kelly.
Mais un obstacle important demeure : les infrastructures.
Selon lui, l’aréna McIntyre, malgré son histoire et son cachet, n’est pas suffisamment grande pour accueillir une équipe de ce calibre sur une base régulière.
On a besoin d’un aréna plus grand. Ce n’est pas assez grand ici au McIntyre pour avoir une équipe de l’OHL , explique-t-il.
À l’approche des élections municipales, le dossier des infrastructures sportives pourrait donc prendre une importance particulière.
On aimerait avoir un plus grand aréna, quelque chose de nouveau. On aime ça ici au McIntyre, l’histoire est là, mais plus vaste, nouveau, c’est ce qui est le meilleur , ajoute-t-il.
Une proximité qui dépasse le hockey
Pour Rob Papineau, la relation entre Sudbury et Timmins est naturelle.
Timmins, pour nous, c’est comme une partie de Sudbury. Ce n’est pas très loin. Nous sommes l’une des communautés les plus proches , explique-t-il.
Il considère même la ville comme une extension de la communauté des Wolves.
C’est une communauté de hockey. […] L’histoire du hockey à Timmins est spéciale. Les gens ici sont incroyables.
Il souligne également les nombreux points communs entre les deux villes, notamment leur histoire minière et leur caractère bilingue.
C’est une ville tellement semblable à Sudbury avec les mines et le même type de personnes qui vivent ici. Nous sommes aussi deux villes bilingues. Nous attendons vraiment cet événement avec impatience chaque année.
Des liens qui traversent les frontières
Les chandails des Huskies de Rouyn-Noranda étaient presque plus nombreux dans les gradins, malgré le fait que l’équipe représente une ville située dans la province voisine du Québec.
Pour Randy Charchuk, actionnaire des Huskies de Rouyn-Noranda, cette proximité entre l’Abitibi-Témiscamingue et le Nord de l’Ontario est précieuse.

Les partisans des Huskies de Rouyn-Noranda de la région étaient nombreux dans les gradins, plusieurs ayant fièrement revêtu le chandail aux couleurs de l’équipe.
Photo : Radio-Canada / Jimmy Chabot
C’est important de soutenir et de maintenir nos liens avec eux. On a beaucoup de clients de l’Ontario qui viennent nous encourager, de Kirkland Lake, Timmins, New Liskeard et partout , explique-t-il.
Organiser ce genre de rencontre permet aussi, selon lui, de rendre la pareille aux partisans ontariens qui se déplacent pour encourager les Huskies.


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