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Le personnel de la Ville de Whitehorse a proposé des modifications aux politiques municipales afin de permettre l’adoption d’un cadre réglementaire sur les activités minières, qui pourrait presque doubler la superficie des terres accessible à l’exploration minérale.
Jusqu’à récemment, la Ville envisageait d’interdire complètement l’exploitation minière. Cette idée faisait suite à une pétition déposée en 2023 par un résident. Les opinions exprimées lors de l’audience publique étaient toutefois partagées.
Depuis, la Ville a changé d’approche.
Le personnel propose maintenant de modifier la politique d'aménagement du territoire et des règlements de zonage, ce qui pourrait permettre davantage d’activités minières dans certains secteurs, une fois le cadre adopté.
À l’heure actuelle, l’exploration et l’exploitation minières sont mal définies dans les règles municipales. Ce sont celles pour d’autres activités, comme l’exploitation de carrières, qui les encadrent. Selon un rapport de l’administration municipale, les titulaires de concessions minières existantes se trouvent également dans une zone grise.
Les modifications proposées par le personnel visent à corriger ces problèmes.
Elles suggèrent notamment d’ajouter des définitions propres aux activités minières et d'établir une zone tampon de 500 mètres autour des habitations et de 100 mètres autour des cours d’eau.
Il est proposé de modifier des règlements de zonage, notamment pour interdire aux sociétés minières et d'exploration de puiser de l'eau dans les rivières et les ruisseaux.
Le personnel recommande aussi d’exiger des garanties financières en cas de faillite ou d’abandon des activités, ainsi que pour la remise en état des sites, afin d’éviter que les contribuables aient à payer la facture, une réalité qui est bien connue au Yukon.
Une voie pour établir une mine dès maintenant
Dylan Harris, urbaniste principal à la Ville, affirme que les changements visent avant tout à clarifier les règles.
Les modifications proposées visent à régler ces problèmes tout en fournissant un cadre réglementaire cohérent pour guider l’exploration et l’exploitation minières sur le territoire de Whitehorse, a-t-il expliqué.
Le cadre ferait passer la superficie disponible pour l’exploration de 1128 à environ 2200 hectares, selon Jacob Newkirk, coordonnateur des lotissements et des terrains. Cette hausse est surtout due à l’ajout de ce que la Ville appelle des zones de planification future.
La Municipalité compte déjà quelque 8000 hectares visés par des claims miniers, précise Jacob Newkirk. La superficie disponible augmenterait en théorie, dit-il, mais représenterait moins de 30 % de ce total.
La conseillère Lenore Morris n’est pas favorable à l’idée.
Il me semble qu’une grande partie de la population de Whitehorse veut des règles qui ont pour effet de limiter l’exploration et l’exploitation minières, mais, en fait, ce cadre vient plutôt ouvrir la voie à ces activités, dit-elle.
L’urbaniste Dylan Harris a confirmé que c’était bien le cas. Il estime cependant qu’il vaut mieux encadrer les activités minières plutôt que de les interdire complètement.
Une interdiction complète peut comporter des risques, continue-t-il, ajoutant qu’un processus de demande soumis à l’examen du conseil municipal est un élément important d’un cadre réglementaire.
Il souligne également que les claims et concessions déjà accordés exercent une pression pour clarifier les utilisations possibles des terrains.
Le débat s’inscrit dans une réflexion plus large sur la place de l’industrie minière à Whitehorse.
Dans un dossier connexe, la compagnie Gladiator Metals souhaite que soit modifiée la politique d'aménagement du territoire de Whitehorse afin qu’il soit permis de forer dans des zones désignées comme espaces verts.
Selon une consultation publique tenue en août, 64 % des observations reçues appuyaient cette possibilité (nouvelle fenêtre) (en anglais), tandis qu’environ le tiers exprimaient une opposition ou des réserves liées notamment à l’environnement et aux risques associés à l’abandon de sites miniers.
Le dossier est loin d’être réglé. Le conseil municipal doit poursuivre son examen des modifications proposées et du cadre réglementaire. Les élus devraient en discuter de nouveau mardi.
Avec des informations de Julien Greene (nouvelle fenêtre)


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