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Publié le 07/02/2026 20:45 Mis à jour le 07/02/2026 21:04
Temps de lecture : 2min - vidéo : 2min
L'un des journaux les plus emblématiques des États-Unis, le Washington Post, a annoncé le licenciement d'environ 300 journalistes. Certains d'entre eux ont appris la nouvelle alors qu'ils étaient sur le front ukrainien ou en train de couvrir les Jeux d'hiver. Comment expliquer la décision de son propriétaire Jeff Bezos également patron d'Amazon et proche de Donald Trump ?
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
La colère des abonnés et l'amertume des salariés devant un monument de la presse américaine.
Ce reporter fait partie des journalistes renvoyés. Il y travaillait depuis 27 ans. "Pour nous, c'était une vocation. Pour eux, ce n'est qu'une ligne comptable. C'est triste", raconte Dave Sheinin, journaliste licencié du Washinton Post. Licenciés, la plupart des journalistes sportifs ou des critiques littéraires, mais aussi de nombreux correspondants à l'étranger, comme celle basée en Ukraine."Je viens d'être licenciée par le Washington Post en pleine zone de guerre. Je suis sans voix. Je suis effondrée", indique la journaliste licenciée Lizzie Joohnson sur X.
Une annonce brutale pour un journal parmi les plus prestigieux au monde, célèbre notamment pour avoir révélé l'affaire du Watergate, qui entraînera la chute du président Nixon en 1974. Un illustre épisode du journalisme d'investigation. L'histoire de ce scoop sera même immortalisée par Hollywood. L'histoire de deux jeunes reporters qui ont révélé la conspiration du Watergate. La direction rappelle que le journal a perdu 100 millions de dollars l'an dernier. Mais pour beaucoup de salariés, Jeff Bezos, propriétaire du titre, a d'autres raisons. Le milliardaire fondateur d'Amazon s'est rapproché de Donald Trump jusqu'à faire partie des invités de marque à son investiture. Il est accusé de vouloir à tout prix plaire au président. "Jeff Bezos a versé des dizaines de millions de dollars à Melania Trump pour un documentaire sur elle, dans le but de s'attirer les faveurs de la Maison Blanche", lance Jon Schleuss, président du syndicat "NewsGuild"Donald Trump, lui, ne cache jamais son mépris pour le journal, comme dans la soirée du samedi 7 février où il a déclaré "Le Washington Post est nul et vous, vous avez une très mauvaise attitude", à une journaliste. Ces attaques contre la presse ne sont pas nouvelles, mais cette fois-ci, elles aboutissent à l'affaiblissement d'un journal réputé pour son indépendance et sa capacité à questionner la toute-puissance des présidents américains.


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