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Le chroniqueur officiait dans la matinale depuis la rentrée. Ce jeudi, il a du mal à cacher son émotion au moment de présenter sa toute dernière chronique.
Passer la publicité Passer la publicitéC’est souvent par un jour ensoleillé de juin que sonne la cloche de la fin d’année scolaire et qu’un brin de nostalgie s’empare de celles et ceux qui disent au revoir à leurs camarades une dernière fois. C’est ce qu’à vécu ce jeudi 25 juin Bertrand Chameroy dans la matinale de France Inter. Alors qu’il s’apprête à quitter l’équipe de Benjamin Duhamel, l’humoriste a assuré son tout dernier billet.
«Je vais juste commencer par une question assez simple», lui a lancé le présentateur, immédiatement interrompu. «Je vous vois venir gros comme une maison. Non, Benjamin Duhamel, je ne suis pas candidat à l’élection présidentielle. Je sais que vous crevez d’envie de faire péter une dépêche AFP, mais non, je ne serai pas le 134e nom sur la liste. En revanche, petite exclu pour vous, comme George Clooney à qui vous avez arraché cette info poignante : j’aime prendre le TGV», a plaisanté Bertrand Chameroy.
Puis à la fameuse question «Quels sont vos projets pour la suite ?», il a répondu par une longue tirade ironisant sur son passage visiblement écourté chez France Inter. «J’avais prévu de me lancer dans la peinture. J’ai démarré une toile peinte aux cailloux. C’est une allégorie de la grille de rentrée d’Inter intitulée “Chamboule tout”, a-t-il d’abord taclé. Mais on m’a dit que le Kiki Picasso de Solférino, Laurent Fabius , m’a devancé. Alors, je vais plutôt me tourner vers la littérature. J’ai contacté un éditeur spécialisé dans la publication de récits d’aventure qui durent moins longtemps que prévu. Fayard a immédiatement répondu à mon appel. C’est avec une certaine fierté que je vous présente en avant-première ce matin Le journal d’un matinalier. C’est le recueil de tous les billets que j’ai proposés cette année. Après, l’éditeur ayant un droit de regard, Fayard a expurgé l’ouvrage des chroniques qui ne les amusaient pas, ainsi que celles qui critiquaient Bolloré et ses sbires. Au final, il reste deux pages. Mais l’avantage, c’est que ça se lit très rapidement, presque aussi vite qu’une chronique que tu démarres à 7 h 59. Et je vous promets que vous allez passer un très bon moment», a-t-il ajouté.
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Sur une note plus sérieuse et presque émouvante, l’humoriste a décidé de dédier un long message à celui ou celle qui le remplacera. «Je ne sais pas encore qui tu es et je crois que je ne suis pas le seul, mais je préfère te prévenir. Quand ton réveil sonnera, ça va piquer très fort. Tu n’auras plus de vie sociale. Certains matins, tu te demanderas : “Bordel, comment arracher un sourire après le témoignage plombant de 7h50, vu la tronche de l’actu du moment ?” Tu te remettras peut-être souvent en question, mais dans les moments de doute, n’oublie pas une chose : tu as la chance de faire partie d’une prestigieuse maison. [...] Tu pourras compter sur de formidables camarades, Florence, Patrick, Dominique, Benji La Malice, mon souffre-douleur préféré, qui te soutiendront même quand ton papier n’est pas le meilleur de la semaine. [...] Je te garantis que chaque matin, tu viendras à la Maison de la Radio avec le sourire. Peut-être qu’un matin de juin, tu auras la gorge un peu nouée, mais c’est le jeu. Alors à toi, je souhaite bienvenue !», a-t-il lancé, nostalgique.
Enfin, c’est aux auditeurs et à ses collègues qu’il a choisi d’adresser son dernier mot. «À vous, auditeurs, en régie, dans la rédaction, au bocal et dans ce studio, je vous dis la gorge un peu nouée. Merci et au revoir. C’était chouette. Vous allez me manquer», a-t-il terminé la voix tremblante.


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