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Votre partenaire ne prend pas de plaisir ? Des conseils pour améliorer votre vie sexuelle

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Life 02/05/2026 08:02

Beaucoup de femmes peinent à atteindre l’orgasme. « Le HuffPost » a interrogé une sexologue, et selon elle, ce n’est pas une fatalité.

C’est une situation bien trop courante pour les femmes hétérosexuelles. Dans Pour le plaisir, qui sort dans les salles mercredi 6 mai, Fanny (Alexandra Lamy), quinquagénaire, décide de reprendre sa vie sexuelle en main en faisant une confession à son mari : elle n’a jamais atteint l’orgasme.

Blessé mais à l’écoute de sa femme, Tom (François Cluzet) imaginera avec elle le Womanizer, sextoy vendu à plusieurs millions d’exemplaires au cours de la décennie écoulée. Le film de Reem Kherici est « librement adapté » de l’histoire des créateurs du fameux stimulateur clitoridien.

Dans la vraie vie, créer un sextoy n’est pas à la portée de tous les hommes. À défaut d’une invention révolutionnaire, que faire lorsque vous êtes un homme hétéro et que votre partenaire exprime une difficulté à atteindre l’orgasme ? Ou si elle vous dit carrément que vous êtes un mauvais coup ?

Pour commencer, mieux vaut éviter la réaction de colère de Tom qui, piqué, reproche dans un premier temps à sa femme de ne pas lui avoir parlé plus tôt, avant de sincèrement se remettre en question. Pour cette seconde étape, nous avons interrogé Céline Causse, psychiatre et sexologue.

Mettre le clitoris au centre

« Si une femme exprime le fait qu’elle a des difficultés à atteindre l’orgasme, ce qu’il faut remettre en premier, bien souvent, c’est la stimulation externe du clitoris », constate l’autrice de La Sexualité masculine dans tous ses ébats (Fayard).

« On sait aujourd’hui que la stimulation clitoridienne est le principal moyen pour atteindre l’orgasme, or les hommes restent centrés sur la pénétration vaginale. » Une déconstruction du sacro-saint coït d’ailleurs exprimée par le personnage d’Alexandra Lamy dans le film : « Chéri, je t’aime, mais faut qu’on arrête le missionnaire ! », intime-t-elle à Tom.

Pour Céline Causse, la stimulation du clitoris – « que ce soit avec les doigts, avec la langue ou avec un objet » – doit « faire partie intégrante de la sexualité, bien avant la pénétration ». La psychiatre constate que cette remise en question de la pénétration n’est pas facile à appréhender pour nombre d’hommes, pour lesquels donner du plaisir passe forcément par une pénétration vaginale. « Beaucoup d’hommes sont persuadés d’être un bon coup mais ne se demandent pas s’ils donnent du plaisir ni comment ! »

« Et lorsqu’une femme apprend à davantage simuler son clitoris, y compris pendant le rapport, certains hommes ont l’impression de perdre leur capacité à donner du plaisir, et donc de perdre leur masculinité », note la psychiatre. Certaines femmes hésitent donc à parler de peur de blesser leur partenaire, constate-t-elle en consultation.

« On ne peut pas savoir a priori »

Or la communication est essentielle, poursuit Céline Causse. Trop souvent, chaque partenaire « fait ce que qu’il pense que l’autre attend de lui ou d’elle », sans que cela soit véritablement exprimé. « On ne peut pas savoir a priori les stimulations qui vont donner sur plaisir à l’autre ! »

Et de poursuivre : « La sexualité à deux, cela s’apprend. C’est important de ne pas hésiter à poser des questions, et à se placer dans la posture de la personne qui ne sait pas. » Et inversement, il est souvent utile d’exprimer ses désirs : « Plus vite, plus fort, plus doucement… », illustre Céline Causse.

« Aborder le sujet a toujours des conséquences beaucoup plus larges au sein du couple que la simple question de l’orgasme ou de la sexualité. Cela a des répercussions positives pour les deux partenaires. »

La sexologue salue la libération de la parole des femmes sur la question du plaisir au cours des dernières années et appelle désormais à une démarche similaire pour les hommes. « Ces derniers sont peu enclins à s’interroger sur leur propre plaisir. Lorsque je les questionne, ils ont souvent des difficultés à exprimer leur rapport à leur corps, leur ressenti, leur vulnérabilité », raconte-t-elle. « Si on veut diminuer la portée des discours masculinistes, il faut parler du plaisir masculin aussi », conclut Céline Causse.

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