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Atlas Data Storage a dévoilé début décembre 2025 un dispositif de stockage sur ADN synthétique dans lequel les données sont conservées sous forme de poudre dans des capsules d’acier. L’entreprise promet une capacité et une longévité supérieures aux supports actuels.
Des milliards de données sauvegardées dans une capsule aussi petite qu’une gélule, c’est la promesse du nouveau système de stockage reposant sur de l’ADN synthétique présenté par Atlas Data Storage, lors d’une conférence le 3 décembre 2025 à Baltimore, dans le Maryland. La solution de l’entreprise biotechnologique américaine intitulée Atlas Eon 100 pourrait contenir 1 000 fois plus de données qu’une bande magnétique traditionnelle.
L’ADN, coffre-fort pour données en tous genres
Présenté comme une piste face à l’explosion des données numériques alimentée par l’intelligence artificielle générative, le stockage sur ADN est décrit par l’entreprise comme une alternative d’avenir pour « la sauvegarde d’archives irremplaçables », dont des « photos de famille, des documents successoraux, des manuscrits, des films, peintures et des musiques », peut-on lire dans un communiqué de la société. Un litre de solution d’ADN synthétique pourrait emmagasiner 60 pétaoctets, soit l’équivalent de 10 milliards de titres musicaux ou 12 millions de films HD.
Le principe d’Atlas Eon 100 transpose les principes numériques au vivant. Tout comme l’informatique repose sur des suites de 0 et de 1, l’ADN repose sur des séquences composées de quatre bases chimiques : A, C, G et T. Pour stocker des données sur de l’ADN, la technologie d’Atlas Data Storage traduit le code binaire en code génétique. Une fois synthétisée, cette information est conservée sous forme de poudre dans de minuscules capsules d’acier ultra-résistantes. Une simple pincée de cette substance peut donc contenir des montagnes de données, prêtes à être lues en langage binaire une fois réhydratées.
Congratulations to Alliance member Atlas Data Storage on their announcement of Atlas Eon 100, the first scalable DNA storage service: https://t.co/mOBgDWMrrG@DnaDataStorage @SNIA pic.twitter.com/PQHQLsgRPS
— DNA Data Storage Alliance (@DnaDataStorage) December 4, 2025 Ce contenu est bloqué car vous n’avez pas accepté les cookies et autres traceurs. Ce contenu est fourni par Twitter.
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La promesse d’une conservation longue durée
Plus dense et robuste, l’ADN synthétique s’impose comme le successeur des supports actuels. Tandis qu’un disque dur ne vit que 7 ans, une bande magnétique 10 ans et un DVD 30 ans, vulnérables à l’humidité et au temps, les capsules Atlas garantiraient une conservation sur plusieurs siècles, sous des températures pouvant monter jusqu’à 40 °C.
Pour autant, la synthèse et le séquençage – la lecture – de ces données biologiques sont des processus lents et onéreux. Il faut compter jusqu’à une semaine pour enregistrer des informations sur de l’ADN et plusieurs dizaines voire centaines de dollars des gigas stockés. La DNA Data Storage Alliance prévoit un déploiement massif de cette technique de sauvegarde d’ici la fin de la décennie. Reste à pouvoir relire les 280 pétaoctets de données produits par minute par la société, l’équivalent de 30 millions de gigas toutes les 60 secondes, selon Atlas Data Storage.
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