NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Volkswagen valide le plan le plus radical de son histoire : environ 50 000 postes supprimés dans le monde, quatre usines en sursis et la moitié de sa gamme rayée d’ici à 2035. Derrière la cure d’austérité, le cœur électrique du groupe est chamboulé.
Le conseil de surveillance de Volkswagen a tranché jeudi 3 septembre 2026. Dans un communiqué, ce dernier a annoncé la validation à l’unanimité du « Future Plan 2030 », qui prévoit notamment la suppression d’environ 50 000 postes supplémentaires dans le monde d’ici à la fin de la décennie.
Le vote est passé sans opposition, malgré la présence des syndicats et du Land de Basse-Saxe, actionnaire du groupe. « Un signal fort pour l’avenir de Volkswagen », souligne le patron du groupe, Oliver Blume. Ces coupes s’ajoutent aux suppressions de 50 000 emplois déjà programmées depuis 2024. Au total, ce sont donc près de 100 000 postes qui vont disparaître.
Pour mémoire, Volkswagen accumule les coups durs depuis des mois : droits de douane américains, coûts de production élevés en Allemagne et surtout un marché chinois qui lui échappe.
Quatre usines en sursis, dont les fleurons électriques
Le plan ne se contente pas de rogner les effectifs. Le groupe reconnaît une surcapacité de plus de 500 000 véhicules en Europe, soit l’équivalent de la production annuelle d’une grande usine qui tourne à vide. Ainsi, quatre sites allemands voient leur avenir en suspens : Emden, Zwickau, Hanovre et Neckarsulm (Audi). Les chaînes de montage ne se remplissent plus alors que la marge s’effrite.

Volkswagen explique qu’il ne peut pas leur garantir une charge de production compétitive sur la période de 2031 à 2034, et se donne jusqu’à fin juin 2027 pour trouver une solution. Or, deux de ces usines sont au cœur de la transition électrique. Il y a d’abord Zwickau, le site le plus important pour les électriques du groupe, car il assemble les ID.3, ID.4/ID.5 (avant leur arrêt), l’Audi Q4 e-tron et la Cupra Born. Vient ensuite Emden, reconverti pour produire le remplaçant de l’ID.4 et l’ID.7. En les menaçant, Volkswagen fragilise l’outil censé produire ses prochaines électriques.
Quid de la voiture électrique ?
C’est tout le paradoxe de ce plan. Volkswagen promet d’injecter 135 milliards d’euros dans ses usines et sa recherche entre 2027 et 2031, en bonne partie pour l’électrique et le logiciel. Dans le même temps, le groupe veut diviser par deux le nombre de ses modèles d’ici à 2035 et réduire de 75 % la complexité de son offre. Il avait déjà prévenu vouloir supprimer un modèle sur deux, ce qui pose une vraie question : quels électriques survivront à la coupe ? La marque a pourtant besoin de ses nouvelles venues. L’ID.3 restylée, rebaptisée ID.3 Neo, corrige enfin les défauts du lancement raté et les citadines abordables du groupe (ID. Polo, Cupra Raval, Skoda Epiq) ont déjà dépassé les 70 000 commandes.

Tout se joue sur la rentabilité. Volkswagen assume que ses électriques ne gagneront vraiment de l’argent qu’avec sa future plateforme développée avec Rivian. En attendant, la marge sur ces modèles reste trop faible, surtout face à une concurrence chinoise qui casse les prix. Car le vrai déclencheur de la crise se joue en Chine, longtemps la poule aux œufs d’or du groupe, aujourd’hui le marché où les constructeurs allemands accumulent les revers.
Toute l'actu tech en un clin d'œil
Ajoutez Numerama à votre écran d'accueil et restez connectés au futur !


6 hour_ago
15



























.jpg)






French (CA)