NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Life 27/05/2026 19:30
En s’appuyant sur les données de 500 000 participants, les chercheurs ont réussi à déterminer la durée de sommeil idéale pour retarder le vieillissement.
EN BREF • Une étude publiée dans la revue Nature montre que les personnes ayant dormi entre 6h25 et 7h50 sont les moins soumises au vieillissement biologique.
• Un sommeil trop court ou trop long est lié à un vieillissement accéléré et à divers problèmes de santé, y compris des troubles mentaux.
• Les besoins en sommeil varient selon les individus, et il est conseillé d’adapter la durée de ses nuits en tenant compte des différences physiologiques.
Si vous pensiez que dormir 8, 9 ou 10 heures par nuit participait à votre bonne santé, vous avez sans doute tout faux. C’est en tout cas ce que suggère une nouvelle étude publiée dans la revue Nature, et qui va à rebours des idées que l’on avait jusqu’à présent sur le sommeil. En particulier que les longues nuits seraient forcément réparatrices pour l’organisme.
Troubles de l’humeur, diminution des défenses immunitaires, risque augmenté de maladies chroniques et cardiovasculaires, et même vieillissement accéléré du cerveau… Les effets du manque de sommeil sur l’organisme sont bien connus et documentés.
Mais, selon Junhao Wen, professeur adjoint de radiologie à l’Université Columbia, cette nouvelle étude va plus loin. « Elle démontre qu’un manque ou un excès de sommeil sont associés à un vieillissement accéléré de la quasi-totalité des organes », explique-t-il dans un communiqué. À l’inverse, les personnes ne dormant ni trop, ni trop peu, présenteraient une meilleure santé globale. Ce qui signifie donc qu’il existe un nombre d’heures de sommeil idéal pour retarder le vieillissement biologique.
Dormir ni trop, ni trop peu
Les chercheurs ont basé leurs conclusions sur les données d’un demi-million de personnes recueillies par la UK Biobank. Ils ont ensuite croisé les informations concernant leur santé avec les informations sur la durée de sommeil de chaque participant.
Ils ont alors constaté qu’un sommeil court (moins de 6 heures par nuit) tout comme un sommeil long (plus de 8 heures) était associé à un vieillissement plus rapide des organes, et en particulier du cerveau, du cœur, des poumons et du système immunitaire. Outre le risque majoré de diabète de type 2, d’obésité et de maladies cardiaques, les chercheurs ont aussi constaté que dormir trop ou trop peu pouvait occasionner de l’asthme, des troubles digestifs, une dépression tardive et favoriser la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO).
A contrario, un vieillissement plus faible a été observé chez les personnes dormant entre 6h25 et 7h50 par nuit. Cela ne signifie pas que la durée du sommeil à elle seule influence le vieillissement des organes, préviennent les auteurs de l’étude. En revanche, cela suggère qu’un sommeil insuffisant ou excessif pourrait être un indicateur d’une santé globale plus fragile. « Ce schéma global cerveau-corps est important car il nous indique que la durée du sommeil est une partie intégrante de notre physiologie, avec des implications considérables pour l’ensemble du corps », note Junhao Wen.
Au-delà du vieillissement biologique des organes, les chercheurs ont également cherché à déterminer si un manque ou un excès de sommeil était ou non lié à la dépression chez les personnes âgées. Ils ont donc formulé deux hypothèses complémentaires : la première est que la durée de sommeil cause la dépression chez les seniors, l’autre que c’est la dépression qui influence la durée des nuits.
Pas une recommandation universelle
Si résultats obtenus suggèrent qu’un sommeil court pourrait agir directement sur la gravité de la dépression chez les personnes âgées, trop de sommeil a aussi des implications sur la santé mentale. « Notre étude suggère l’existence de mécanismes biologiques différents chez les personnes dormant peu et celles dormant beaucoup, aboutissant au même résultat : la dépression tardive. Par conséquent, il convient d’adapter les traitements », estime le professeur Wen.
Attention toutefois à ne pas prendre ces résultats pour des recommandations universelles, insiste-t-il. Même si les participants étaient en meilleure santé en dormant entre 6h25 et 7h50 par nuit, nous n’avons pas tous les mêmes besoins en matière de sommeil. Auprès du Washington Post, Marie-Pierre St-Onge, professeure de médecine nutritionnelle à l’université de Columbia, rappelle ainsi que les femmes ont généralement besoin de davantage de sommeil que les hommes, de l’ordre de 15 à 20 minutes par nuit. Cela s’explique non seulement par des facteurs physiologiques - dont les hormones - mais aussi par des facteurs sociaux.
Pour se réveiller en forme et vieillir en bonne santé, le mieux est encore d’écouter son corps : aller au lit dès les premiers signes de sommeil, dormir dans des conditions optimales comme une chambre fraîche et dans la pénombre, et surtout limiter l’utilisation du téléphone le soir, car la lumière bleue qu’il émet retarde l’endormissement.


1 month_ago
65



























.jpg)






French (CA)