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Ils sont âgés de 22 ans à 74 ans. Trois hommes et quatre femmes, originaires de Montréal et d’ailleurs au Québec. Ces lecteurs du Devoir ont été choisis parmi les 223 personnes qui ont répondu à notre appel à former un panel de citoyens qui commenteront la campagne électorale qui s’amorce.
Nous avons reçu des propositions d’une qualité remarquable. Nos lecteurs se démarquent par leur rigueur, leur curiosité et leur appétit à l’égard de la politique. Ils sont aussi exigeants : ils ne se contenteront pas de promesses creuses ou de slogans vides de sens. Ils réclament du concret.
Nous avons choisi ces lecteurs-électeurs en fonction de leur âge et de leur lieu de résidence, pour refléter autant que possible la population québécoise. Les membres de notre Club des électeurs sont généralement indécis sur le plan politique ou se font discrets sur leurs préférences partisanes. Nous cherchons à mettre l’accent sur l’analyse plutôt que sur la partisanerie.
Nous vous présenterons le point de vue du Club des électeurs au moins une fois par semaine, les samedis, et parfois une autre journée, en fonction de l’actualité. Voici donc les membres de ce club que vous aurez le plaisir de suivre jusqu’au scrutin du 5 octobre.
Jocelyn Brousseau
44 ans, Gatineau
Travailleur humanitaire qui revient au Québec après 17 ans à l’étranger
« À moins d’un imprévu majeur d’ici à octobre, j’entrevois que l’histoire de cette élection sera la fragmentation sans précédent du paysage politique québécois. Non seulement avec un gouvernement minoritaire, mais avec cinq partis politiques représentés à l’Assemblée nationale. Je crois que ça démontrera la désuétude de notre système uninominal à un tour, car jamais on n’aura vu un gouvernement formé avec une si petite proportion du vote populaire. »
Diaka Camara
42 ans, mère de trois enfants, Montréal
Gestionnaire en technologies de l’information
« J’entrevois la campagne électorale comme un moment déterminant pour l’avenir du Québec. Les citoyennes et citoyens devront choisir une vision de gouvernance adaptée au contexte actuel : coût de la vie, logement, santé, éducation, immigration, transition économique et cohésion sociale. Je cherche un parti qui comprend les problèmes et qui propose surtout des solutions. Si les leaders sont parfois fainéants, c’est qu’on n’exige pas assez d’eux. »
Marjolaine Cloutier
60 ans, mère d’une adulte, Trois-Rivières
Conseillère stratégique dans le milieu communautaire
« La campagne à venir sera passionnante. Le Québec est à un tournant de sa jeune histoire sur les plans démocratique et identitaire. Pour la première fois, je suis orpheline politique et c’est la campagne qui saura, je l’espère, m’éclairer. Je m’intéresse aux sujets humains : l’itinérance, le droit au logement, les services sociaux. Vous le savez, le milieu communautaire est “à boutte”, mais j’ai envie d’être optimiste malgré la colère qui m’habite. »
Alicia Despins
32 ans, en famille recomposée, Val-d’Or
Doctorante et chargée de cours en administration publique
« J’ai été élue conseillère municipale à Québec en 2017, à l’âge de 23 ans. J’ai décidé de ne pas me représenter l’an dernier après deux mandats. J’ai déménagé en Abitibi pour me rapprocher de mon conjoint. Je me réjouis de pouvoir embarquer à pieds joints dans cette campagne à titre de citoyenne. Je vais suivre de près les enjeux municipaux et de développement des régions, comme l’itinérance et le logement, qui sont importants dans cette élection. »
Louis-Philippe Durbet
22 ans
Étudiant en droit à l’Université de Sherbrooke
« Je crois que l’enjeu-clé de cette élection sera le pouvoir d’achat. Les partis devront proposer des solutions innovantes à la crise de l’abordabilité des logements. La Coalition avenir Québec fera les frais de son inaction en matière d’habitation. J’espère aussi que l’environnement sera à l’avant-plan : on voit jour après jour des vidéos de feux de forêt au Québec et ailleurs dans le monde, et les experts affirment qu’on n’est pas du tout sur la bonne voie avec les projets d’oléoduc. »
Mahjoub El Hamakani
74 ans, père et grand-père, Montréal
Gestionnaire retraité de la SAQ
« J’ai toujours voté pour le Parti québécois. J’ai voté oui aux deux référendums. Pourtant, cette fois-ci, je ne voterai pas pour le PQ, principalement à cause de son chef. Je ne me reconnais plus dans ce Parti québécois dont les orientations et le discours ont beaucoup changé à mes yeux. Je demeure toutefois indécis. J’ai une certaine sympathie pour Québec solidaire, mais je suis conscient que ce parti a peu de chances de former le prochain gouvernement. »
Lylliane Le Quellec
64 ans, Herrington (Montérégie)
Ingénieure en informatique à la retraite
« On vit une période critique, notamment face à l’incertitude de nos relations avec les États-Unis. Le prochain gouvernement ne devra pas se contenter de gérer les tensions identitaires ou de surfer sur le populisme. Il doit proposer un projet de société cohérent et rassembleur, tourné vers l’avenir, qui prépare le Québec aux défis qui nous guettent. Nous devons bâtir une économie et une société véritablement renouvelables et durables. »


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