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- Visite du pape Léon XIV en France Visite du pape Léon XIV en France Visite du pape Léon XIV en France
Par Sarah Belouezzane , Ariane Chemin et Sophie Fay
Publié aujourd’hui à 20h31, modifié à 22h10Article réservé aux abonnés
DécryptageLe pape a loué la diplomatie des petits pas de Robert Schuman, mais sans jamais nommer l’agression russe en Ukraine. Il devait repartir à Rome, lundi soir.
Longues files massées devant les bâtiments de style allemand de Metz, confessions sauvages de fidèles par des prêtres présents, bébés et nourrissons tendus à bout de bras, cuvées papales… Les catholiques français, s’estimant un brin boudés, rêvaient d’une longue visite papale. La quatrième journée de la visite apostolique du pape en France, lundi 28 septembre, s’est soldée par un nouvel accès de ferveur – qu’on surnomme déjà « Léonmania » – autour de la « pope-star » du Vatican. Un public de 35 000 personnes, plus populaire que sur les Champs-Elysées, s’est retrouvé autour des très nombreuses places de la préfecture de Moselle, pourtant réputée pour sa réserve et sa retenue, pour saluer et acclamer Léon XIV.
Il faut dire que Metz, le pape l’avait choisie. Le pape « a personnellement tenu à venir au cœur de cette Europe qui a davantage souffert que Strasbourg », explique le maire (divers droite) de la ville, François Grosdidier. Dans la liste des étapes proposées il y a plusieurs mois par le cardinal Jean-Marc Aveline, grand ordonnateur de cette visite, figuraient trois autres cités symboliques : Ars-sur-Formans (Ain), Lisieux et même Lyon. Mais Léon XIV a choisi « Metz, à cause de l’Europe ! », a confirmé, lundi, le président de la Conférence des évêques de France.
Avant son discours « Aux racines de l’Europe pour la paix et l’unité », le pape a rappelé les efforts des papes François et Jean-Paul II, cité brièvement le philosophe protestant Paul Ricœur et plus longuement, évidemment, Robert Schuman, souvent surnommé « le père de l’Europe » depuis la déclaration de mai 1950 qui a conduit à la création de la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA), fondement de l’Union européenne d’aujourd’hui. Le nom de cette figure lorraine truste bon nombre de rues et de bâtiments de la ville, dont le centre des congrès ou s’exprimait le pape.
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