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  • Loi intégrale : les députés adoptent un congé pour les victimes, l'extrême droite vote ...

L'Assemblée nationale a adopté la création d'un congé spécifique pour les salariés victimes de violences sexuelles et sexistes. Un vote solennel sur l'ensemble du texte est prévu mardi.

La rédaction avec AFP - Aujourd'hui à 12:23 | mis à jour aujourd'hui à 12:27 - Temps de lecture :

Digiteka PlaceHolder

Les députés ont voté ce vendredi matin la création d'un congé spécifique pour les salariés victimes d'agression sexuelle, pour harcèlements sexuels ou pour des agissements sexistes, au dernier jour de l'examen de la proposition de loi intégrale. Le Rassemblement national et ses alliés de l'UDR, ont voté contre, à rebours de l'hémicycle. 

Ce nouveau congé doit permettre aux victimes d'effectuer les démarches médicales, judiciaires ou administratives liées aux faits dénoncés. La ministre chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes, Aurore Bergé, a salué un dispositif « inédit » et « déterminant dans notre pays ». « Aujourd'hui il y a rien, mais demain les victimes auront le droit à congé », a-t-elle salué.

Les députés ont par ailleurs porté à cinq jours le délai laissé au salarié pour fournir les pièces justificatives ouvrant droit à ce congé, telles qu'un dépôt de plainte, une main courante, un certificat médical ou une attestation délivrée par une association d'aide aux victimes. Un délai défendu par le corapporteur, le socialiste Karim Benbrahim, soulignant que les victimes ont souvent besoin de temps pour accomplir ces démarches. 

Vers une procédure obligatoire au travail

Plus tôt, les députés ont également voté pour la création d'une procédure obligatoire de signalement et de traitement des violences sexistes et sexuelles (VSS) au travail. L'article vise à imposer aux employeurs de prendre en charge les signalements et d'y apporter une réponse adaptée selon un cadre défini par la loi.
Le texte définit notamment la chaîne d'actions que l’employeur est tenu de suivre. Le groupe Rassemblement national s'y est également opposé.

Sa députée Lisette Pollet a dénoncé une procédure « particulièrement lourde », qui peut se concevoir pour « un grand groupe », mais qui ne tient pas suffisamment compte de « la taille et des moyens », en particulier pour les petites entreprises. Le corapporteur socialiste a au contraire défendu « le B.A-BA » de cette procédure, estimant qu'il s'agissait de « donner un cadre » clair et sécurisant aux entreprises pour les accompagner, et fournir aux victimes des « garanties » sur la manière dont leur signalement sera traité.

Un vote solennel sur l'ensemble du texte est prévu mardi.

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