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Un animateur accusé d’agressions sexuelles sur neuf mineurs âgés de 3 à 5 ans dans une école parisienne comparait ce mardi devant la justice. Dans le sillage de Gisèle Pelicot, les familles se sont opposées au huis clos.
Passer la publicité Passer la publicitéDavid G., 36 ans, animateur en périscolaire dans un établissement du 11e arrondissement de Paris, est jugé ce mardi pour agressions sexuelles sur neuf enfants âgés de 3 à 5 ans. Il encourt dix ans de prison. Pour la première fois depuis le début du scandale des violences sexuelles dans le périscolaire parisien, les parents des victimes ont demandé que le procès soit ouvert à la presse, un choix collectif inspiré par le combat de Gisèle Pelicot. Cette dernière avait elle-même renoncé au huis clos lors de son procès à Avignon.
«Ça va faire du bruit, mais on n’a pas terminé»
Cette décision des familles a notamment été prise après la lecture de son œuvre autobiographique Et la joie de vivre, dans laquelle elle retrace les dix années de cauchemar vécues pendant lesquelles son mari l’a droguée et livrée à des dizaines d’inconnus recrutés sur internet. «En entendant Gisèle Pelicot dire qu’il faut que la honte change de camp, ça nous a fait réfléchir. Nos enfants aussi ont été victimes, et on ne voulait pas faire une fleur à cet agresseur en laissant la salle fermée. Ça va faire du bruit, mais on n’a pas terminé», a déclaré la mère d’un des enfants à FranceInfo ce mardi matin.
En renonçant au huis clos et en s’exposant à la presse, l’objectif des familles est de montrer au grand jour ce qu’il peut se passer derrière les murs des écoles, lieux supposés de confiance et d’éducation. Guidées par le slogan de Gisèle Pelicot «la honte doit changer de camp», les familles espèrent que leur démarche encouragera d’autres victimes à prendre la parole, sans honte et sans crainte.
Un prédateur au cœur de l’école
Pour Julie et son conjoint, parents d’une des victimes, le témoignage de leur fils a été lent et douloureux. «Il a fini par nous dire les choses progressivement», ont-ils confié au micro de FranceInfo ce mardi matin. L’enfant présentait des symptômes physiques et psychologiques depuis plusieurs mois : insomnies, terreurs nocturnes, hurlements la nuit, crises d’eczéma, douleurs abdominales. «Son corps parlait», a résumé la mère, qui a depuis quitté Paris pour s’installer dans le sud de la France avec sa famille, le plus loin possible de cet établissement. «La confiance est définitivement rompue. On a essayé d’alerter, mais personne ne nous écoutait sur les défaillances», a-t-elle ajouté.
Selon les éléments de l’enquête, David G. s’organisait pour rester seul avec les enfants à la cantine ou à la garderie. C’est en avril 2025, après que deux fillettes se sont plaintes auprès de leurs parents, qu’il a été suspendu de ses fonctions.


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