Les premières peines prononcées en comparution immédiate suite aux violences après la finale de la Ligue des champions sont tombées. Pas de prison ferme, beaucoup de sursis, des travaux d'intérêts généraux. Emmanuel Macron avait promis d'être intraitable avec les émeutiers. Le gouvernement ne masque pas son embarras.
Après les violences survenues à la suite de la finale de la Ligue des champions le week-end dernier, Emmanuel Macron avait promis d'être intraitable avec les émeutiers. Aujourd'hui, l'entourage du chef de l'État reconnaît d'une part que les choses se sont dégradées ces dernières années et d'autre part que la justice est indépendante.
Le gouvernement cherche à élargir le débat
Autrement dit, les leviers de l'exécutif sont limités. Maud Bregeon a été interrogée à l'instant sur le sujet : "On a beaucoup fait ces dernières années et c'est normal. Et on continue à avancer avec notamment le projet de loi présenté par le ministre de l'Intérieur. Et puis ensuite, il y a ce qui est de l'ordre de la responsabilité individuelle, de la responsabilité parentale qui doit probablement être interrogée et remise au cœur du débat".
Voilà le gouvernement qui, sans s'exonérer de ses responsabilités, cherche à élargir le débat en citant des causes plus structurelles comme la crise de l'autorité parentale ou l'exposition de jeunes à l'ultra violence. Le lien avec l'immigration, lui, n'est pas nié mais l'Élysée préfère évoquer le sujet de l'intégration sans stigmatiser les gens.
Ce qui ressort globalement, c'est que le phénomène de violence chez certains mineurs ou jeunes adultes est très ancré et qu'il faudra des années avant d'inverser cette tendance. Une forme de fatalisme à peine masqué. Seul un conseiller gouvernemental évoque une solution politique : la mise en place des peines planchers pour contraindre les juges à la fermeté.


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