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Viol et meurtre d'une jeune mère : l'accusé plaide l'«accident»

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Europe 1 avec AFP

Publié le 17/03/2026 à 22:25 - Mis à jour le 17/03/2026 à 22:25

Le procès de Lucas Larivée, ouvrier agricole accusé d'avoir violé et tué Justine Vayrac en 2022, se poursuit. Au deuxième journée, il a déclaré l'avoir étranglée mais sans avoir eu l'intention de la tuer. 

"Par accident, j'ai serré trop fort": au deuxième jour de son procès, Lucas Larivée, jeune ouvrier agricole accusé d'avoir violé puis tué Justine Vayrac après une soirée en discothèque en 2022, a confirmé l'avoir étranglée durant le rapport, consenti selon lui, sans l'intention de la tuer.

Le 23 octobre 2022, la jeune femme de 20 ans, qui étudiait pour devenir aide-soignante et élevait, seule, son fils âgé de deux ans, avait débuté la soirée chez des amis, avant de se rendre dans un bar de Brive-la-Gaillarde puis dans une boîte de nuit, où elle avait beaucoup bu, selon des témoins.

"Je ne voulais vraiment pas ce qui est arrivé, Madame"

"On s'est fait un 'smack' et elle a été vomir. Je me suis ensuite assis à ses côtés dans sa voiture. Après, nous avons été marcher (...), nous avons discuté et je lui ai proposé d'aller chez moi", raconte Lucas Larivée dans le box des accusés.

Après un trajet où Justice Vayrac s'est endormie, cette dernière boit un verre d'eau, fume une cigarette avant que les jeunes gens n'entament un "rapport sexuel", détaille l'accusé, qui assure qu'il était consenti.

"C'est là que j'ai serré fort. Je ne sais pas pourquoi, mon intention n'était pas de lui faire du mal. (..) Je ne voulais vraiment pas ce qui est arrivé, Madame", a-t-il assuré à la présidente du tribunal. "Par accident, j'ai serré trop fort, madame", répètera-t-il ensuite à l'adresse cette fois de l'avocate générale.

"J'ai pris une éponge pour nettoyer"

Après, "je me suis demandé comment j'allais faire. J'ai posé le corps, je suis retourné sur l'exploitation et j'ai creusé un trou" avec un "godet". "Je l'ai mis dedans et j'ai refermé. Et je suis revenu chez moi".

"J'ai pris une éponge pour nettoyer. Ensuite, il restait ses affaires, son sac, ses baskets et j'ai été vers un tas de débris", auxquels il met le feu "sans réfléchir", poursuit-t-il, entre de longs silences.

Pressé de questions, il ne s'explique pas les traces retrouvées sur le corps de Justine Vayrac et nie avoir "jamais utilisé de ficelle", pourtant retrouvée "avec un noeud" sur le cou de la victime.

Au tribunal qui l'interroge sur ce "geste d'étranglement", il a expliqué poser la main sur la gorge de ses partenaires "par plaisir". La nuit des faits, il a reproduit ce geste sur une autre femme, qu'il a ramenée chez lui après avoir enterré Justine Vayrac et avec qui il a fait "l'amour deux fois".

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