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Le Vietnam signe un accord de libre-échange avec l’AELE (Suisse, Norvège) après 14 ans de négociations
Publié le 19.10.2026 à 10h10 – Par Dmitri Novikov – Temps de lecture 3mn
Le ministère du Commerce vietnamien a annoncé la signature d’un accord de libre-échange avec la Norvège, la Suisse, l’Islande et le Liechtenstein, membres de l’Association européenne de libre-échange (AELE). Reuters rapporte cette information en se référant aux communiqués des gouvernements vietnamien et norvégien.
Image IA d’illustrationContexte historique du commerce Vietnam‑AELE
Le Vietnam a longtemps cherché à diversifier ses partenaires commerciaux en dehors de l’Asie. Depuis les années 1990, le pays a signé plusieurs accords de libre-échange, dont le plus récent avec l’Union européenne en 2019. L’AELE, bien que composée de quatre pays, représente un marché stratégique grâce à son niveau de vie élevé et à son accès aux marchés de l’UE. Les relations commerciales entre le Vietnam et l’AELE ont toujours été modérées, mais les deux parties ont vu dans un accord de libre-échange une opportunité de renforcer les échanges de biens et de services.
Le volume du commerce bilatéral entre le Vietnam et les pays membres de l’AELE s’élève en moyenne à 2 milliards de dollars. Le pays exporte principalement des fruits de mer, des chaussures, des textiles, des machines et du matériel, de l’électronique et des composants vers le marché de l’AELE. Il importe quant à lui des machines industrielles, du matériel, des produits chimiques, des médicaments et des matières premières pour la production.
Enjeux économiques pour le Vietnam
Un accord de libre-échange avec l’AELE permettrait au Vietnam de réduire les barrières douanières sur ses exportations, notamment dans les secteurs de l’électronique et des textiles. Cela pourrait stimuler la compétitivité des entreprises vietnamiennes sur un marché européen plus exigeant. Par ailleurs, l’accès accru aux machines industrielles et aux technologies de pointe de l’AELE renforcerait la capacité de production locale, favorisant l’innovation et la montée en gamme des produits exportés. Les entreprises vietnamiennes pourraient ainsi diversifier leurs chaînes d’approvisionnement et réduire leur dépendance vis-à-vis des marchés asiatiques.
Selon le gouvernement norvégien, l’entrée en vigueur de l’accord libérera environ la moitié de l’exportation norvégienne vers le Vietnam de droits de douane, et ce taux dépassera 98 % au cours des sept prochaines années.
Pour la Norvège, l’accord signifie la suppression de droits de douane sur la moitié de ses exportations vers le Vietnam, avec un taux de libéralisation dépassant les 98 % dans les sept prochaines années. Les secteurs clés, tels que la pêche, les équipements maritimes et les technologies propres, bénéficieront d’un accès plus direct au marché vietnamien. Cette ouverture pourrait également encourager les entreprises norvégiennes à investir dans la production locale, créant ainsi des emplois et renforçant les liens économiques bilatéraux. Les entreprises de l’AELE, quant à elles, pourraient profiter d’une chaîne d’approvisionnement plus fluide et d’une meilleure intégration dans les marchés asiatiques.
Les négociations sur le libre-échange entre les parties ont débuté en 2012, mais sont restées suspendues pendant longtemps. Le processus n’a été relancé que l’année dernière, en raison de la tension mondiale autour des droits de douane américains, et les parties ont finalement conclu l’accord en juillet 2026.
L’accord, signé en juillet 2026, entrera en vigueur après une période de mise en conformité qui pourrait durer plusieurs mois. Les deux parties devront aligner leurs réglementations, notamment en matière de normes sanitaires et de sécurité des produits. Les entreprises devront également s’adapter aux nouvelles règles de conformité douanière et aux exigences de traçabilité. À long terme, l’accord pourrait ouvrir la voie à d’autres accords de coopération, notamment dans les domaines de la recherche et du développement, de la formation professionnelle et de la protection de l’environnement. Les gouvernements devront surveiller l’impact de l’accord sur les secteurs sensibles et ajuster les politiques commerciales en conséquence.
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